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“Métamorphose”, le SIV passerelle vers de nouveaux horizons

“Métamorphose”, le SIV passerelle vers de nouveaux horizons

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Sam Mory fait partie des “contributeurs ROCK THE OUTDOOR”, ces pilotes volontaires prêts à partager leurs expériences ou à apporter leur contribution au site en vue de faire avancer le vol libre. Sam est passionné depuis peu par l’acro. Son niveau en voltige est “encore celui d’un débutant” puisqu’il “démarre seulement les premiers hélicos”. Après quelques échanges sur ses stages SIV et acro, nous avons apprécié son cheminement vers le SIV, puis vers l’acro et la “métamorphose” que cette nouvelle discipline engendre chez lui.

Métamorphose

Je n’ai jamais été un grand téméraire et je ne le serai probablement jamais

Il parait «qu’on vole comme on est» et c’est donc avec un certain manque de confiance en moi que j’ai commencé le parapente progressivement il y a une douzaine d’années.
Il m’a fallu du temps et des centaines de vols pour commencer à me détendre et me sentir plus à l’aise en l’air. La passion m’animait mais je craignais l’altitude et les turbulences.

En ajoutant à ces appréhensions une vie en plaine, un boulot très prenant, moins de 40 heures de vol par an, ma progression de parapentiste urbain n’est pas facile, ni rapide.

Sans le SIV, il m’aurait fallu des centaines d’heures de vols pour trouver la technique et la confiance

L’idée de faire un SIV m’est venue rapidement et naturellement pour démystifier toutes ces craintes que j’emportais avec moi en vol.
J’y ai rencontré des formateurs exceptionnels, autant sur l’aspect technique que psychologique. Le vol libre nous confronte parfois à la peur, il faut travailler avec et c’est aussi ce qui rend notre activité si passionnante.
Sans ces moniteurs, il m’aurait fallu des centaines d’heures de vols pour trouver la technique et la confiance qu’ils m’ont apporté dès le premier stage en seulement 10 runs.

Les stages SIV se sont succédés, la peur s’est atténuée, c’est le chapitre freestyle qui commence

Cela peut prendre du temps, quelques années dans mon cas. Puis, il arrive un moment où le chapitre « simulation d’incidents de vol » est terminé, le formateur annonce que c’est le chapitre « freestyle/voltige » qui commence, à moins de se dire au revoir pour ceux que ça n’intéresse pas.
D’un coup, c’est un monde nouveau qui s’ouvre, la progression s’accélère tant il y a de nouvelles possibilités. Et elle ralentit aussi, car chaque manœuvre demande du temps, du travail et de la répétition.
En effet un vol ne représente que quelques minutes de run effectif.

L’acrobatie m’a toujours passionné plus que toute autre forme de vol.

C’est ce dont j’avais toujours rêvé sans jamais oser y croire! L’acrobatie m’a toujours passionné plus que toute autre forme de vol. Maîtriser cette machine qu’est un parapente et enchaîner les figures apportent des sensations incroyables, même avec mon modeste niveau.
Je n’y avais jamais cru, et pourtant d’un coup, j’ai trouvé ma façon de voler, celle dans laquelle j’éprouve le plus de plaisir, de concentration et de sérénité.
La voltige peut être abordée raisonnablement, en sécurité, même pour un pilote lambda qui n’habite pas à la montagne et ne fait pas des centaines d’heures de vol dans l’année, tant que l’on respecte les étapes de la progression.

Plus apaisé et serein dans ma vie de tous les jours grâce à cette discipline

C’est le vol acrobatique qui m’aide à ne plus avoir peur, qui m’apporte la maitrise de ma voile, la sécurité et qui me redonne confiance en moi. Je suis bien plus apaisé et serein dans ma vie de tous les jours grâce à cette discipline.

Je me souviens d’un moniteur à mes débuts qui s’amusait à me dire en radio quand il me sentait craintif : «si tu me reçois, fais-moi un tonneau barriqué à gauche». La simple idée de passer cette figure me terrifiait ! Sache, si tu te reconnais, qu’aujourd’hui je pense à toi à chaque fois, mais je préfère à droite…

Sam Mory

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