ouverture du secours : vivez le « Grand bleu » avec David
SIV / ouverture du secours : vivez le « Grand bleu » avec David Après un secours, David Meluche a
Nous avons interviewé Fabien Blanco afin qu’il nous éclaire sur les stages de pilotage et SIV en lui demandant quels sont les objectifs et les grandes différences entre ces 2 types de stages. Le premier qui porte sur des manoeuvres basiques avec des amplitudes faibles au-dessus du sol permet d’aborder les premières notions de pilotage actif et de compréhension des phases dynamiques entre l’aile et le pilote. Quant au second, il se déroule en milieu sécurisé et demande une sérieuse motivation avec un esprit de remise en question et de progression.
A partir de quand un stage pilotage est fortement recommandé. Quels sont les pré-requis minimum avant de se présenter à ce stage ?
Le stage de pilotage en milieu sécurisé est conseillé dès que le pilote est autonome au décollage et à l’atterrissage. Le pilote n’a pas besoin d’avoir un vécu en turbulence ni en cross. Nous sommes sur un stage de préparation, pour découvrir et affirmer les contrôles de trajectoires, la gestion des déséquilibres, l’acclimatation à la force centrifuge.
Si on doit mettre un crescendo pour les exercices en pilotage, quel serait-il ?
J’insiste beaucoup sur les sensations dans la sellette, comment utiliser sa sellette comme un appui primaire du corps, libérant les bras pour agir indépendamment avec précision. Ensuite, une fois le poste de pilotage créé, on peut mettre au programme les exercices de tangage, roulis et rotations.
Quelles sont les manœuvres que le pilote peut faire lui-même sans risque ?
A chaque instant de vol, le pilote doit se rendre compte de l’indépendance du corps et de ses bras. Il ne doit en aucun cas combler un déséquilibre avec ses mains. Pour cela, le tangage en ressentant un appui dorsal fort, en variant les angles visuels (horizon, voile, de coté…), du roulis avec des appuis costaux, en modifiant les repères visuels.
Et quelles sont les limites à prévoir dans les exercices (engagements) pour réduire les risques ?
Les limites sont humaines ! Quand on fait un exercice, je ne m’engage pas, je n’engage rien de ce qui m’est cher. Je teste en alliant toujours la possibilité de sortir.
Pour ne pas s’engager, il faut avoir une bonne connaissances des tenants et aboutissants du programme sur un plan technique et psychologique et connaître la progression afin de se repérer dans celle-ci, et l’ajuster.
Bien sûr, la proximité du sol est un facteur déterminant pour la sécurité.
Comme son nom l’indique, le stage SIV consiste à simuler des incidents de vol. A partir de quand un stage SIV est fortement recommandé ?
Avant que l’incident traumatique n’arrive ! Un stage SIV n’est pas à la portée de n’importe quel pilote. Oui, il suffit juste d’être dans un esprit de remise en question et de progression. Faire un stage SIV pour faire une croix sur un carnet n’est pas une motivation suffisante. Il faut arriver avec un objectif, un désir, une peur à dépasser, l’envie de se mettre à jour…
Quels sont les pré-requis minimum avant de se présenter à un SIV?
Autonomie décollage et atterrissage !
A partir de quand le pilote peut-il s’estimer apte à faire un stage SIV? Comment peut-il faire son bilan avant d’envisager un SIV ?
Des questionnements ! Manque de maîtrise des descentes rapides, le mouvement pendulaire qui fait peur en turbulence. Se faire accompagner pour aborder les rotations. Nouvelle voile, nouvelle sellette, sensations différentes. Envie de progresser en ayant les bonnes bases de suite. J’ai eu une fermeture que j’ai maîtrisée, mais je ne sais pas si j’ai bien réagi? Mes potes du club me disent que j’ai une aile trop performante pour moi..
De nombreux pilotes appréhendent de faire un SIV. Comment peux-tu rassurer et motiver ces pilotes ?
Le stage est adapté au niveau psychologique de chacun ! La démarche est aussi très intérieure, nous faisons « péter des capsules psychologiques »!
La FFVL propose-t-elle un programme précis aux écoles avec des recommandations ?
Nous répondons à une charte EFVL (qu’il faut faire évoluer). En pilotage, si le moniteur adapte un programme d’exercices à chaque élève, on constate tout de même des différences de programme d’exercices d’une école à l’autre. Pourquoi?
Nous évoluons tous dans le progrès et la compréhension de l’élève. Chaque moniteur «attentif à la progression de l’élève» a des sensibilités et des approches différentes de l’activité, ce qui fait la richesse de l’enseignement. Néanmoins, l’élève devra en retirer un bilan, et s’orienter vers l’école où le moniteur correspond le mieux à sa compréhension, à son rythme, et à l’écoute dont il a besoin.
Pour entrer un peu plus dans le détail, quelles sont les manœuvres possibles en stage de pilotage et celles uniquement réservées en milieu sécurisé ?
Le stage de pilotage/sol et celui en milieu sécurisé devront être précédés de cours théoriques précis et d’un suivi de progression.
Exercices de pilotage possibles au dessus du sol :
– tangage/roulis
– 360 sortie dissipée passive
– 360 sortie dissipée active
– 360 régulés
– fermeture assymétrique deux suspentes pilotée
– oreilles accélérées
– oreilles assymétriques rotation inverse
– les B
Exercices de pilotage possibles au dessus du lac :
– la même chose avec des amplitudes plus fortes
– fermetures rotatives
– wing over
– découverte des freinages tardifs en fond d’abattée
– découverte des départs en négatif
– décrochage
– vrille…
– et voltige…
Initiation
– Prendre conscience que la sellette n’est pas juste là pour ne pas être pendu par les « C » mais un siège baquet permettant de piloter l’aile librement avec toutes les amplitudes utiles grâce à notre volant «les commandes»
– Pilotage de l’aile au sol sans vent et avec
Perf (début des turbulences)
– Pilotage de l’aile au sol sans vent et avec
– maitriser les diférentes techniques de lever de voile dans le vent
– Maîtrise des descentes rapides simples (Oreilles/accélérées, 360 régulés -6m/s sur 500m)
Les crosseurs
– Grandes Oreilles/accélérées, avec du roulis
– 360 régulés( -8m/s sur 500m) avec prise de consciences des éléments extérieurs (relief, attérrissage, autres pilotes)
– Les B
– Connaissance du départ en négatif de son aile( signe particulier de l’aile!)
– pilotage de l’aile fermée( cravatée)
– Connaissances des particularités du cocon VS sellette classique
Les jouisseurs de l’air
– Savoir descendre dans des conditions turbulentes
– Jouer avec son aile au sol et en l’ air…
Quels sont les exercices que tu recommandes de faire régulièrement ?
Accidents dûs à une carence en pilotage
A-t-on une visibilité sur les raisons des accidents dues à une carence de pilotage? Combien d’accidents (en proportion) auraient pû être évités si le pilote avait une meilleure maîtrise en pilotage.
Ma pédagogie est basée sur l’accidentologie :
– les rotations ( simples ou avec fermetures)
– les sous vitesses (départ en vrille ou décrochage)
– mauvaise reconnaissance de situation (mauvaise gestion du stress et panique!)
Fabien Blanco interviewé par René HASLE
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