Resuspentage voile parapente : méthode et techniques de Dominique
Resuspentage voile parapente : méthode et techniques de Dominique Nous connaissons déjà les nombreux talents de Dominique du bricoleur en
Avec Laurent de l’atelier de révision Control’Air, nous allons aborder le dossier des différences entre les 2 qualités de suspentes : aramide et dyneema.
La prochaine fois que la discussion à l’atterro-bar portera sur ce sujet, vous serez en mesure d’éclairer toutes les lanternes en citant vos sources… Mais surtout, vous aurez conscience de l’importance du contrôle régulier du calage. Un suspentage aux « bonnes côtes », c’est s’assurer de voler en sécurité et de jouir des performances optimales de sa voile. Bref, c’est comme un retour par la case « usine » !
En observant vos parapotes galérer au gonflage ou en en les entendant se plaindre de comportements de plus en plus malsains en vol, questionnez-les sur la date de leur dernier contrôle. Les suspentes d’une voile, même bien entretenue et même si elle vole peu, se déforment ou perdent de leur résistance avec le temps.
Des fibres qui ne présentent pas les mêmes variations de fatigue (résistance, étirement…)
Les caractéristiques attendues pour les suspentes parapente sont, tout d’abord une bonne résistance à la rupture, mais aussi une faible élasticité. Les suspentes parapente ne doivent pas avoir trop de variations vis-à-vis de l’humidité et de la température. Enfin, elles ne doivent pas déformer le cône de suspentage au fur et à mesure de l’usage du parapente, en l’éloignant dangereusement du calage d’origine.
Mais comme vous pourrez le constater dans la présentation de Laurent, leurs caractéristiques sont, pour certaines, contraires, ce qui amène le plus souvent les constructeurs à les mixer pour trouver le meilleur compromis…
Il s’agit d’une fibre technique organique obtenue à partir de polymères polyamides aromatiques par synthèse chimique à basse température. Les fibres d’aramide sont constituées de filaments jaunes d’une dizaine de microns de diamètre assemblés en fil puis tressés.
Peu extensible, faible coéfficient de déformation (permet de maintenir un calage homogène).
Bonne résistance au choc en traction et à l’abrasion (frottement).
Excellente stabilité thermique, n’entretient pas la combustion, ne fond pas, carbonisation à 425°C. Dilatation thermique nulle.
Excellent facteur d’amortissement des vibrations.
Mauvaise résistance aux UV.
Perte de résistance lorsque humide. Reprise d’humidité importante.
Faible tenue en pression.
Faible tenue à la flexion.
L’aramide présente des qualités intéressantes, pour nos suspentes, qui se détériorent dans le temps suite aux expositions répétées aux UV, à l’humidité aux flexions (pliage), en particulier l’aramide de faible diamètre (suspentes hautes) qui peut perdre 70% de sa résistance en moins de 150 heures d’utilisation sur un suspentage en deux étages (basses + hautes). L’aramide de faible diamètre ne convient que sur un suspentage en trois étages (basses + inters + hautes).
C’est une fibre polyéthylène extrêmement résistante. C’est un des polymères les plus simples, un plastique inerte. Les polyéthylènes sont classés en fonction de leur densité.
Longue durée de vie.
Excellente résistance mécanique en traction.
Excellente résistance à la flexion.
Bonne résistance aux UV.
Fort coefficient de déformation.
Rétrécissement important si peu d’effort en traction.
Rallongement irréversible si fort effort en traction.
Très sensible à la chaleur.
Le Dyneema nous intéresse surtout pour son excellente tenue à la résistance dans le temps mais ses problèmes de déformations peuvent entraîner d’importantes modifications de calage (effet cabreur, piqueur, vrillage des bouts d’aile).
Une bonne solution adoptée par bon nombre de constructeurs consiste à mettre de l’Aramide pour les suspentes basses et du Dyneema pour les suspentes intermédiaires et hautes. Le faible coéfficient de déformation du suspentage bas permet de maintenir un calage relativement homogène et la très bonne tenue à la résistance des suspentes inters et hautes supprime le risque de rupture.
Il est donc important de bien identifier les matières utilisées pour son suspentage afin de prévenir les futurs problèmes que l’on va rencontrer dans le temps avec son parapente.
Dans le cadre d’une utilisation normale, vous ne rencontrerez pas de problème de calage mais vous risquez d’avoir un problème de résistance dans le temps même si vous utilisez peu votre parapente. Ce phénomène est amplifié par les manœuvres acrobatiques. Faites régulièrement contrôler votre suspentage à la rupture.
Dans le cadre d’une utilisation normale, vous ne rencontrerez pas de problème de résistance mais vous risquez d’avoir un problème de déformation du calage même si vous utilisez peu votre parapente. Ce phénomène est amplifié par les manœuvres acrobatiques. Faites régulièrement contrôler le calage de votre parapente.
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