La NOVA Mentor 4 Light essayée par Maxime Pinot (EN B)

La NOVA Mentor 4 Light essayée par Maxime Pinot (EN B)

Légère baffe à l’ego quand Romain (de l’école les Passagers du Vent) me dit d’essayer une NOVA Mentor 4 xxs light… XXS ?! En effet, avec la Kortel Kolibri, j’arrive au max du PTV, à 80 kilos…

Une jurnée ventée à Planfait avec la NOVA Mentor 4 Light

La masse d’air est froide et instable. Préparation du matériel, installation des connects qui remplacent les maillons sur la Kolibri… Romain me regarde: “tu comptes faire du base jump aujourd’hui ?”. Oui, en effet je les ai mal montées… Mais sur ma sellette OZONE Exoceat habituelle, point de connects… Merci Romain!

Décollage

Le faible allongement et la légèreté de la NOVA Mentor 4 light  font le boulot : trop facile! La montée est peu puissante malgré sa rapidité, après un simple accompagnement des avants et quelques pas félins. Tout en douceur.

En l’air

Sortant de trois vols de plus de 100 kilomètres avec mon OZONE Enzo 2 en ce mois de mars fumant, je dois reprendre mes repères avec cette petite aile.
Le vent relatif siffle un peu moins dans les oreilles. Malgré tout, comme beaucoup d’ailes modernes, même dans ces catégories, le vol en turbulence a progressé. Bien sûr, rien à voir avec un gun, mais le mouvement de tangage de la NOVA Mentor 4 Light associé à la rentrée en turbulence n’est pas excessif et la voile reprend sa vitesse plutôt rapidement.
Le vol droit est stable, le roulis assez inexistant dans cette phase de vol ce qui est un bon point. Il faut simplement se faire au chant du tissu light traversant les petites turbulences.

Premier virage

Waouh, ça tourne sur place! La voile s’incline et se révèle être une noyauteuse hors pair! Un véritable outil de destruction massive pour serrer la bulle teigneuse et turbulente, tant la voile s’imprime dans la rotation, sans déformation du profil, sans aucune tendance au roulis inverse, et avec une légèreté aux commandes qui rend l’exploitation du thermique simplement redoutable.
Dans les colonnes plus faibles, où le flottement joue un rôle important, il faudra doser l’envie de ce jouet à plonger dans le noyau, en utilisant le couple sellette/commandes avec plus de parcimonie.

Arrivée aux dents, il est temps de partir au Parmelan… face à un vent de nord-est fort.

Bien sûr, c’est dans ces phases de transition que je respecte les pilotes tournant de gros vols avec ce type de machines. Habitué des voiles de course, le temps me semble interminable face au vent et je commence à agacer l’accélérateur… du mieux que je peux, assez contrarié par la jupe du cocon de la Kolibri (qui a peu de points faibles, mais celui ci étant gênant…). Enfin accélérateur au pied, la vitesse augmente, d’environ 10/12 km/h à fond, ce qui est la norme de cette catégorie. La voile est solide à ce régime, et continue de se laisser emmener par les remous de la masse d’air, ce qui est un bon point pour choisir ses lignes.
Le pilotage aux C est peu efficace, voire contre productif, la Mentor se déformant largement sur la corde et l’envergure. Mais vu les faibles amplitudes cherchées par la voile, ce type de technique est assez inutile, car la simple modulation du pilotage au pied est largement suffisant.

Au Parmelan, ambiance sous le vent!

Je sors le thermique sans aucun soucis grâce aux qualités de virage de la machine. Une fois en haut, elle encaisse les cisaillements sans broncher, alors que des voiles plus allongées autour de moi se fond charogner. Confortable !
Histoire d’être sûr, je vais me promener sous le vent du Veyrier ! RAS

Autre vol, autres conditions!

Cette fois ci, ça fume à Annecy et le vent est faible. Tout de suite, sans vent, les performances jouent beaucoup moins et les transitions me paraissent bien moins interminables. Confortable, le vol avec la NOVA Mentor 4 light est agréable et je pourrais envisager une longue promenade. Mais je suis avec des élèves. Qu’à cela ne tienne, je peux lâcher les commandes dans les bulles pour parler en radio, parachuter ou spiraler pour repartir les chercher, pousser le barreau à fond dans le thermique des Lanfonnets pour les raccrocher, prendre des photos et profiter d’une visibilité superbe! Une grande facilité, sa force principale avec son virage.

Hors domaine de vol

Pour finir, je peux tirer quelques fermetures plutôt massives. Malgré ma charge alaire, les réactions sont calmes, et les réouvertures logiquement rapides. Et c’est la plus petite des tailles…
Le décrochage prévient fortement, et le faible allongement rend la voile facile à gérer, même si l’on garde les bras un peu trop longtemps verrouillés. En haut de charge, la sortie est tout de même à gérer, car si la porte de sortie est prise un peu tôt, le shoot est énergique.
En vrille, sortie par le haut, la rotation (assez lente) se bloque simplement avant de libérer la voile.
Sinon, bon fun pour se mettre la tête à l’envers en wing sur quelques mouvements !

La retour au sol est une simple formalité !

horizontal break
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One thought on “La NOVA Mentor 4 Light essayée par Maxime Pinot (EN B)

  1. Hi,

    Un peu étonnant que tu parles là de la “Light”, dans la mesure où 90% de la grappe évtlmt intéressée à voir ce que ça donne cogite sur v.normale… :-))

    Du coup, la question à 5 francs : quid différences de comportement entre la v.normal et la “light” ?
    (y’en pas peut-être quasiment pas, mais bon… des fois si ! )

    Olive M


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