Test du Hybrid Tandem APCO et comparaison au Bi Skin 2P NIVIUK

Test du Hybrid Tandem APCO et comparaison au Bi Skin 2P NIVIUK

Photo ci-dessus : après essai de l’Hybrid Tandem APCO, Nicolas a demandé à le louer pour finir sa saison d’hiver. Les pros ont adoré son décollage très facile, même avec un petit vent de cul catabatique lors des premiers décollages de journée, pratique avec des skis !

Hybrid Tandem APCO, le biplace idéal pour le vol rando et les biplaces professionnels hivernaux

Vous avez certainement entendu parler de l’Hybrid solo de chez APCO. Une avancée “semi-révolutionnaire” du fabricant israélien qui a été le premier à proposer un intrados “hybride” combinant double peau à l’avant et mono peau à l’arrière.

Si on connait la réputation pourtant très sérieuse du fabricant APCO, on s’interroge, de nos jours, de ne voir en France que des voiles dédiées pour le paramoteur. En fait, APCO n’a plus de réprésentant de la gamme parapente en France depuis quelques années…

Curieux, j’ai voulu tenter l’expérience de l’Hybrid mais avec le format tandem sorti en 2020. J’ai donc acheté et fait circuler 2 voiles, et cela n’a pas été simple à cause du COVID…

Pour la dizaine de pilotes qui ont essayé l’Hybrid Tandem APCO, leurs révélations sont unanimes : un gonflage et un décollage enfantin, une maniabilité étonnante et un excellent amorti (tous les paramotoristes qui veulent voler tranquille et qui ne recherchent pas la vitesse et qui l’ont essayé l’ont adopté). On sait que l’atterrissage des voiles mono-peau est réputé “sportif”, ce qui conduit les biplaceurs à ne pas les utiliser en usage professionnel. Or il s’avère que cette étape est très gérable avec l’Hybrid Tandem.

Pourquoi, en plus des tests, ai-je voulu faire un comparatif avec le Bi Skin de NIVIUK ? Parce que tous les professionnels qui ont essayé l’Hybrid Tandem le comparait (ou souhaitait le comparer) avec ce biplace mono-peau…

Avant propos

Pourquoi ne trouve-t’on pas de test de l’Hybrid Tandem APCO ?

Parce que la gamme parapente du fabricant israëlien est mal représentée en France ?

Aucun test francophone n’existe sur l’Hybrid Tandem APCO. Le seul que j’ai trouvé est un essai de Cross Country. Pourtant cette voile présente une particularité qui a attisé ma curiosité (et je suis sûr que je ne suis pas le seul) : son concept de profil hybride double peau à l’avant et mono peau sur la moitié arrière. Je me suis donc procuré les 2 versions (parapente et paramoteur*) – autement dit j’ai déboursé** – en vue de dégager les principaux avantages (et inconvénients) aussi bien pour le vol libre que pour le vol motorisé. Afin de recueillir des avis multiples et objectifs, j’ai décidé de faire essayer ce tandem en diverses conditions et par divers profils de pilote allant du pilote montagne au moniteur biplaceur en passant par le paramotoriste.

J’ai donc fait circuler l’automne et l’hiver dernier, une version auprès de paramotoristes et une autre auprès des parapentistes. L’Hybrid Tandem APCO est donc passé au final entre les mains d’une dizaine de pilotes, plutôt expérimentés en général en biplace pro ou en vol montagne. Tous ces témoignages apportent des verdicts, non pas formalisés avec des notions de perfomances, mais plutôt des retours des capacités offertes par ce nouveau genre de machine. Bref, le but était de dégager les avantages et inconvénients de la technologie “hybride” pour le vol biplace.

Vous trouverez dans cet article 2 comparatifs du Tandem Hybrid avec le Bi Skin de Niviuk ainsi que 2 tests de pros qui confirment les propos que j’ai collectés aussi auprès des autres pilotes qui l’ont essayé.

* La seule différence se situe au niveau des élévateurs et des suspentes qui sont entièrement gainés sur la version paramoteur. Le reste est identique.

** Personne en France n’assure la promotion et la vente de la gamme parapente APCO

A- Comparaison de l’Hybrid Tandem d’Apco avec le Bi Skin 2 de Niviuk

Pour ce comparatif, j’avais sollicité Pierre Chesne de l’école Pollen Parapente en premier lieu. Le comparatif devait se dérouler par alternance des 2 voiles et le résultat devait dégager les points essentiels qui démarquent ces voiles, notamment sur les points clés attendus d’un pilote de tandem.

Nous avons finalement décidé de confier cette mission à un professionnel plutôt neutre, éloigné de toute influence. C’est donc Claire Mercuriot, Championne de France de Voltige, l’heureuse élue. Elle est habituée des mono-surfaces puisqu’elle vole régulièrement en mono-surface en solo (beaucoup avec la Skin 3P) et qu’elle a aussi testé les UFO 1 et 2 et la Run&fly. Même si elle n’a pas totalement apprivoisé les 2 machines, ses premières impressions sont intéressantes !

1- Test comparatif de Claire Mercuriot

L’objet ici était donc de révéler le “positionnement” du profil Hybrid en usage biplace en le comparant avec un autre modèle du marché : Le Bi Skin 2P de NIVIUK.

Nous avons volontairement écarté toute notion de performances dans la comparaison, ce type de voiles répondant à un cahier des charges un peu plus spécifique, celui du light et du déco montagne.

Claire a pû faire entre 3 et 5 vols avec chaque voile, avec des passagers de poids différents, et avec un PTV max n’exédant jamais les 160 kg.

Gonflage / Décollage

Je m’attendais à avoir besoin de m’appliquer au démêlage mais, avec l’un comme l’autre, je n’ai eu aucun problème avec le suspentage dégainé. Le décollage sans vent est évident. J’ai décollé aussi avec du 10 ou 15 km/h de face avec les deux et ils se sont très bien comportés, sans tendance à doubler, ni à « arracher ». Je n’ai pas eu l’occasion de les essayer dans du vent fort.

La prise en charge est bonne malgré leur petite taille, peut-être un peu meilleure avec l’Hybrid Tandem (mais je ne les ai pas essayés sur le même décollage, donc ça reste subjectif).

En l’air

En l’air, ils ont tous les deux le comportement habituel des mono-surfaces, celui d’être très amorti en tangage. Je les ai trouvés plus agréables en conditions thermiques qu’une mono-surface solo, un peu plus stables, faisant moins de petits mouvements parasites.

J’ai beaucoup aimé le virage de l’Hybrid Tandem : il est maniable, proche d’une voile solo. Quant au Bi Skin, si j’ai bien aimé le virage en air calme, je lui ai trouvé une petite tendance à plonger en enroulant le thermique (mais je n’ai fait qu’un vol en thermique avec, il y a sûrement un pilotage à adapter).

Trims / poignées

Les trims sont pratiques sur les deux mais, sur le Bi Skin, la sangle n’est pas fixée, dommage qu’il n’y ait pas un aimant ou autre système d’attache.
Je n’ai pas aimé les poignées de frein de l’Hybrid, avec une barre très dure qui me gênait en pilotant avec un tour de frein.

L’Hybrid tandemn a plutôt un comportement de mono-surface : gonflage facile sans vent, amorti en tangage, peu d’arrondi… Il est plus maniable que des voiles tandem classiques en 41 ou 42, la taille joue sûrement beaucoup dans ce ressenti.

Atterrissage

L’atterrissage est pour moi le point faible de ces deux voiles. J’ai, à chaque fois, détrimé avant de poser. Avec un léger vent de face, pas de problème mais, sans vent, l’arrondi n’existe pas vraiment. J’ai notamment eu du mal à poser correctement avec le Bi Skin : je l’ai trouvé très physique et, chargée à 160 kg, je n’ai pas pu le percer pour atterrir en douceur.

L’Hybrid arrondit un peu mieux mais quand même moins qu’un biplace « classique ». Là encore, je n’ai pas fait assez de vols avec ces deux voiles pour pouvoir considérer mon avis comme une vérité absolue. Il y a peut-être des réglages à trouver, une vraie prise de vitesse à faire sur un mouvement de tangage…

En résumé

J’ai trouvé ces deux voiles très proches. J’étais curieuse de tester une voile hybride et je constate qu’elle s’apparente beaucoup à une « vraie » monosurface. On gagne un peu en confort de pilotage (notamment en virage) et en arrondi pour 1 kg de plus. Reste à savoir l’usage ce qu’on veut en faire !

J’ai utilisé l’Hybrid une journée au travail alors que je n’ai pas voulu le faire avec le Bi Skin, l’atterrissage étant trop incertain. Je ne choisirai ni l’un ni l’autre pour un usage professionnel mais, pour aller décoller en montagne, c’est bien agréable de monter avec un sac compact et léger.

2- Le test comparatif de Patrick

Patrick est un biplaceur qui vole en bi Skin. Il a testé l’Hybrid Tandem dans des conditions hivernales (3 vols aux deux extrémités de la fourchette).

Fabrication

Points négatifs
– suspentes cousues sur le profil (quid du remplacement ??)
– Accastillage plastique des maillons (durabilité, fiabilité ?)
– Sangle des trims trop fine ou trop souple qui tourne dans la boucle.
Points positifs
– Suspentage simple et fluide
– Fabrication solide en tissus standards

Utilisation

– Gros point fort sur le gonflage : monte vite sans doubler avec une bonne présence dès le début de la montée.
– Prise en charge médium : nécessite une course du passager (moins bon que le Skin qui peut décoller le passager sur une action aux freins).

Vol

– Gros point négatif : vibration des nervures en tissus (détendues et ne suivent pas la courbure du profil). En PTV léger, seul le bord de fuite vibre mais plus chargé, toute l’aile vibre, jusqu’au bord d’attaque.
– Point positif : virage propre (mieux que le Skin), débattement et fermeté bons.
– Trim accélère mais dégrade, mais normal pour un mono-surface.
– Performances dans la norme des mono-surfaces, donc à utiliser en connaissance de cause.

Atterrissage

Bien

Conclusion

Y’a une piste ! C’est ce qu’on recherche pour l’hiver !
Surfaces et PTV parfaits (le Skin est trop petit), défauts aérodynamiques à corriger.

B- Retours sur l’utilisation pro de l’Hybrid Tandem

Essai par Nicolas

L’Hybrid Tandem, un biplace parfait pour l’hiver en station !

Tests réalisé par Nicolas
30 vols en conditions majoritairement hivernales (déco enneigé, à pied ou à ski, vent nul ou arrière catabatique).

Février 2021 à Samöens

Concept général

Intéressant, poids léger, faible volume, matériaux résistants. Des points à finaliser, tels que les doubles suspentes hautes et quelques questionnements quant à l’intérêt de les coudre directement sur le profil. Pas de gainage mais peu de lignes, démêlage simple et rapide. Jamais eu de clé.

Gonflage

La grande qualité de ce bi ! Facile et sécurisant y compris par vent arrière ! Gonfle très rapidement. Par vent faible, la voile tient seule au-dessus de la tête, quasi auto stable. Recentrage facile, pas de vivacité à la commande, la voile ne dépasse pas y compris par vent fort. Bonne efficacité des trims pour limiter la puissance en conditions fortes.

Prise en charge

Correcte trimmé à fond, même en charge max. Ne pas détrimmer avec passager lourd car le taux de chute augmente et la prise en charge est significativement moins bonne.

En vol

Le gros point négatif de ce bi : l’aile vibre et fait du bruit. L’écoulement intrados semble anarchique au niveau de la simple surface et les nervures flutent de manière généralisée. A forte charge, toute l’aile vibre, jusque dans les suspentes… Le phénomène diminue avec du frein et un effort conséquent.

Commandes

Débattement long, dureté moyenne. Précision correcte, réponse agréable pour un virage bien coordonné (roulis/lacet).

Maniabilité

Grande stabilité en tangage, très amorti. Maniement sans histoires, simple et démonstratif, parfait pour faire découvrir le pilotage aux passagers (effort modéré, grands débattement, pas de roulis inverse, bonne coordination). Agréable en wings et spirales.

Régimes de vol

Le meilleur plané s’obtient en freinant franchement et trimmé à fond. L’écart est marqué entre vitesse max et finesse max. Les trims augmentent le taux de chute avec une accélération moyenne, ce qui au final dégrade pas mal la finesse et rend l’utilisation limitée dans la brise (conforme au concept mono surface).

Si APCO propose le même tandem mais sans les vibrations et les petits détails techniques à régler, on aura le tandem parfait pour l’hiver en station !

Performances

Performances dans le standard mono-surface caractérisé par une vitesse plus faible qu’un bi double-surface, un taux de chute correct, une glisse médiocre et une finesse sol vite dégradées par le vent de face et/ou les descendances. A anticiper, mais pas problématique dans mon cas pour un vol d’hiver.

Un seul vol avec exploitation d’ascendance thermique, peu chargé, avec un ressenti agréable ou le bon virage et la faible vitesse sont des atouts.

Atterrissage

La phase d’atterrissage demande du doigté pour réussir l’arrondi : prise de vitesse mi trim et freinage franc, plus facile en faible charge. Inadapté aux terrains d’atterrissage turbulents ou sujets au gradient de vent et autres déclenchement thermiques (c’est la première mono-surface que j’essaie, il semblerait que ce soit une caractéristique de ce concept) : faible vitesse max et peu de réserve de vitesse pour contrer les variations aérologiques…

– Points positifs
Poids léger, faible volume, simplicité d’utilisation, durabilité des matériaux sur le papier. Surface et fourchette de poids parfaites pour mon utilisation. Super outil pour les conditions de décollage difficiles, typiquement l’hiver dans mon cas (catabatique, neige, passager peu sportif). Gonflage rapide, bonne présence immédiate qui rassure et permet de séquencer la phase de décollage. Pilotage agréable et démonstratif (top pour les passagers, y compris enfants).

Points négatifs
Aile qui vibre et fait du bruit. Sensation de produit perfectible pour être abouti aérodynamiquement. Détails de conception à améliorer (boucle de passage de la sangle de trim qui tourne et torsade la sangle du trim).

Essai par Thibaut

Top au décollage et rassurant en vol

Thibaut Vargas est biplaceur et pilote Coupe du monde.

Essais le 26 décembre 2020, site de Gensac sur Garonne (31)

Conditions ventées, musclées (20km/h de moyenne avec longues périodes à 35 km/h, rafales au décollage, plus homogènes en vallée).

Temps froid. Conditions dynamiques, quelques thermiques.
2 vols de 30 mn
PTV à 170 et à 190 Kg

Préparation

Rien de particulier à signaler. Les aimants de poignées de freins ne sont pas assez puissants, d’où les poignées qui pendent. La partie de l’aile mono-surface interpelle car on n’est pas encore habitué.

Décollage

L’aile monte facilement et s’arrête sur la tête bien à la temporisation. Prise en charge sans problème, l’aile monte dès la sortie du décollage.

En vol

En vol, les quillettes vibrent. Mains hautes, le bord de fuite flappe de manière étonnante avec du bruit.
Réglage des freins un peu tendus, peu ou pas de garde.
Aile très maniable, peu d’efforts aux commandes
Réactive, réactions de faible amplitude plutôt amorties.

Trims

Manque de repères (pour le neutre, la symétrie). Légère accélération au detrimage, moins que sur un bi habituel.
Bonne pénétration dans l’air, avec un bon plané, en vol dynamique.

Atterrissage

Atterrissage facile dans le vent au décollage. Ressource timide lors de l’atterrissage en bas. Pliage compliqué sans saucisse bag car le tissu glisse.

Conclusion

Il faut s’accoutumer à ce concept et à cette légèreté. Ce biplace présente de belles qualités au décollage et en vol et on est vite rassuré. Il n’est pas pénalisé dans le vent soutenu.
Le portage, le gonflage sont un plaisir.
Nous n’avons pas pu le tester en vol sans vent, ni en vrai thermique d’été. Quelques détails peuvent être améliorés.

Essai de Pascal (paramotoriste)

Remarques de Pascal à propos de l’atterrissage

Pascal est un photographe aérien qui vole en paramoteur. Ne recherchant pas la vitesse, il a été tout de suite par l’Hybrid Tandem pour ses facilités. Il lui reprochait toutefois son atterrissage parfois violent sans vent (difficile d’avoir un arrondi).

En fouinant dans les forums de paramotoristes, il a trouvé des conseils pour atterrir avec douceur. Du coup, il est désormais convaincu à 100% par l’Hybrid Tandem.

Cela correspond à l’arrondi qu’on nous enseigne en stage d’initiation, gestuelle que nous devons faire lors de la dernière phase de l’atterrisage, une action qui a encore plus d’importance lorsqu’il n’y a pas de vent. Attention à ne pas faire cette technique trop tôt (risque de décrochage si on ne relève pas les mains aussitôt pour redonner de la vitesse à la voile au cas où).

On arrive bras hauts, et à 1 m du sol, on enfonce les freins rapidement à fond. Au lieu de transformer en vitesse horizontale, ça a pour effet de dissiper la vitesse verticale, et quand on arrive au sol, si c’est bien calculé en hauteur, on arrive pieds joints sans vitesse horizontale ni vitesse verticale.
Ça fait un posé très doux, mais tellement différent que ce que j’avais l’habitude de faire qu’il faut réapprendre le geste.
Si on n’y va pas assez fort dans le mouvement, il reste de la vitesse verticale et ça tape ! Valable sans vent, à moduler s’il y a un peu de vent.

Quand on a l’habitude d’une aile qui flare bien, on hésite à faire ça ! L’intérêt c’est qu’on arrive totalement à l’arrêt, et comme 9 fois sur 10 le passager il se laisse tomber au sol, là on s’en fout un peu !

Conclusion

Avant de conclure, je vous invite à lire le test de Cross Country publié en novembre 2020 qui rejoint les propos des testeurs, notamment sur sa facilité au gonflage et au décollage (sans vent, la voile gonfle et se maintient en marchant – voir vidéo), sur sa maniabilité en vol et son atterrissage plutôt facile pour une voile non “standard”. Compte tenu de son poids et de son encombrement, le magazine anglais la préconise pour le biplace en vol rando.

Les témoignages dévoilés dans mon article révèle que le Tandem Hybrid peut s’avérer très pratique pour les professionnels qui assurent des biplaces sur des décos sans vent (ou léger vent de cul) avec des passagers peu mobiles ou chaussés de ski. Quant aux paramotoristes qui recherchent la facilité du vol avec un passager, l’essayer c’est l’adopter !

Quant aux bruits de vibration mentionnés par quelques pilotes, le designer APCO m’a apporté l’information suivante : “sur tous les single skins, il y a des zones de l’aile qui ne sont momentanément pas chargées, du coup, un flottement peut apparaître et cela produit le bruit mentionné. c’est un effet parasite normal sur les voiles mono-peau qui est amplifié par le fait qu’il s’agit d’un tandem.

APCO HYBRID TANDEM REVIEW (EN B / DGAC)

Hybrid Tandem APCO

ROCK THE OUTDOOR, la culture parapente