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29/08/2018

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RECORD

Record d’altitude pour le planeur pressurisé Perlan II : 18 897 m

Le planeur d’Airbus, Perlan II, piloté par Jim Payne et Morgan Sandercock, a battu un nouveau record* du monde le 26 août 2018 au sud de la Patagonie en Argentine.

* précédent record : 15 902 m en septembre 2017

Seulement 10 000 m au dessus du record d’altitude d’Antoine Girard !

En s’élevant jusqu’à la stratosphère, les deux pilotes ont franchi la fameuse « ligne Armstrong », altitude au-dessus de laquelle le sang d’un être humain pourrait littéralement bouillir si l’appareil venait à être dépressurisé. Construit en fibre de carbone, la cabine biplace du Perlan est dotée d’un système passif de pressurisation à haut rendement qui permet de se passer de compresseurs et l’oxygène y est recyclé en circuit fermé.

Volant à plus de 600 km/h, il s’aide des ondes orographiques pour s’élever jusqu’à la stratosphère.

Ce phénomène d’ondes orographiques (courants ascendants derrière les chaînes de montagnes renforcés par le vortex polaire – voir illustration ci-dessous) ne se produit seulement que pendant une brève période chaque année dans certaines régions du globe, notamment dans les environs d’El Calafate où les courants aériens peuvent atteindre des altitudes de 100 000 pieds (30 480 m). Perlan 2 est supposé atteindre des altitudes encore plus élevées car le planeur est conçu pour des altitudes allant jusqu’à 30 km.

La mission de Perlan 2

Le but ultime de ce planeur pressurisé sera d’étudier le vortex polaire, l’effet des radiations sur les pilotes et la machine ainsi que les facteurs susceptibles d’influencer les changements climatiques. Sans moteur, cet avion n’émet pas de chaleur, ce qui lui permet d’enregistrer par exemple des données atmosphériques sans les modifier.

Equipé d’un système pour visualiser les ondes

L’équipage dispose d’un système de visualisation de l’onde qui matérialise les zones d’air ascendant et descendant. Cette instrumentation pourrait avoir des applications futures pour optimiser les phases de montée ou pour repérer et éviter des phénomènes dangereux tels que les cisaillements.

Si le vol d’onde est peu fréquent chez les parapentistes (mais usuel en vol à voile), nous pouvons espérer, un jour, bénéficier nous aussi d’instruments pour visualiser nos belles ascendances et vils cisaillements !

voir l’article de Aerobuzz

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