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Dégagez les mousses de vos oreilles et écoutez les sons du vol en parapente

Dégagez les mousses de vos oreilles et écoutez les sons du vol en parapente

 

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Découvrez tout ce qu'un parapentiste entend là-haut !

Thibault pratique le parapente depuis 5 ans. Depuis tout petit déjà, ce désir profond de voler est en lui mais il n’avait jamais pensé au vol libre : « je m’étais borné jusqu’ici à vouloir voler dans un cockpit avec un manche à balai et des palonniers« . C’est lors d’un baptême en parapente qu’il réalise que « parcourir le ciel est devenu un rêve accessible ».

Thibault est aujourd’hui un mordu du parapente, insatiable, à tel point qu’il a besoin de prolonger ses vols en réalisant des montages vidéos. Un moyen pour lui « de pouvoir revivre un beau vol encore et encore« . Vous aussi, laissez-vous embarquer, vous allez adorer son montage !

Thibault en « mode cross »

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J’aime m’improviser « vendeur de rêves »

A mes heures perdues, je prend beaucoup de plaisir à réaliser des montages vidéo, dans le but de partager ces instants magiques. Et avec le sentiment que cela permet de pouvoir revivre un beau vol encore et encore, en particulier sur les longues périodes d’hiver. Une sorte de remède en attendant le printemps.

J’ai réalisé cette vidéo « les sons du vol libre » dans l’idée de retransmettre à un public non pratiquant la simplicité et la sensation de liberté que procure le vol en parapente.

A contrario, j’ai un projet vidéo qui me tient à cœur, celui de montrer aussi toutes les galères, difficultés et frustrations que peut rencontrer le parapentiste.

Mes montages amateurs sont réalisés avec un matériel des plus basiques. Je filme avec une Go pro Hero 3 et tous mes montages sont réalisés avec Gopro Studio sur une vielle unité centrale qui plante souvent. Je vous invite à découvrir toutes mes vidéos sur ma chaîne youtube.

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Petit portrait de Thibault

Le vol prend aujourd’hui une telle place dans ma vie qu’il participe, comme beaucoup de pilotes je pense, à un équilibre de vie, une façon sublime de lâcher prise et un moyen fantastique de retourner sur la terre ferme avec la possibilité de regarder la vie sous différents angles.

Enfant, je voulais déjà voler

Certains m’appelle Tib, Tibal, le rêveur en vol, le roi de l’auto-stop, mais administrativement, je m’appelle Thibault.
J’ai aujourd’hui 32 printemps. On me dit rêveur depuis tout petit, la tête dans les nuages. Vous savez à l’école, cet enfant au fond de la classe, près du radiateur à regarder les oiseaux voler. Je me suis naturellement dirigé vers des activités qui pouvaient répondre à mon besoin, rêver !
Finalement je prends le chemin de l’électricité. Oui, rien à voir avec mon rêve de gosse, choix par défaut, mais celui-ci reste dans un coin de ma tête.

L’histoire de l’aviation me passionne. J’ai consommé sans modération des livres. Je me rapproche du ciel, avec les maquettes d’avions, les planeurs et tous types d’aéronefs. J’ai fabriqué mes propres modèles constitués de piques à brochettes, de colle et entoilées au scotch de peintre, j’expérimente alors les lois de l’attraction.

2012, vacances en famille, mon frère me propose un baptême de parapente : une révélation pour moi

Après mon baptême parapente, je tombe amoureux de cette possibilité de voler dans la simplicité. Je m’étais jusqu’ici borné à vouloir voler dans un cockpit avec un manche à balai et des palonniers. Parcourir le ciel est devenu pour moi un rêve accessible !

A la suite de ce rêve éveillé, je n’ai plus jamais voulu en sortir. Ni une, ni deux, je m’inscris au stage initiation à l’école Parapente Puy Mary. Malchance, le stage est annulé ! Pour cause, 160 km/h de vent à Chabraire, du jamais vu depuis x années.

Le stage reporté à l’année suivante, je décide alors pour patienter, d’acquérir ma première voile, une NOVA Primax complètement rincée ! j’ai travaillé des heures au sol, seul, avec mes DVD (Techniques de gonflage, Découvrir et s’initier...), mes bouquins et ma grande motivation !
Plus heureux que jamais de me ramasser encore et encore pour finalement terminer l’année déjà bien dégrossi. L’année suivante, j’obtiens mon brevet de pilote, pour enchaîner sur le BPC en 2014.

Je décide cette année 2018, de passer ma qualification biplace

Pour avoir bien monopolisé de nombreuses conversations « parapentesques » avec les personnes qui m’entourent – je tiens à souligner le courage qu’ils ont eu de m’écouter avec le sourire – , j’ai eu à cœur de vouloir leur partager mon expérience et les sensations que procure le vol en parapente. Je suis aspirant biplaceur. Je m’inscris à l’examen final pour Août au Markstein ou Septembre au Puy Mary.

Ce dernier stage m’a imposé quelques adaptations, en particulier le passage de 23m² à 41m², découvrir les effets transitoires que le bi engendre, apprendre à re-structurer une approche, réaliser de longues finales sans oublier le facteur humain et les responsabilités.

Bons vols !

Thibault – sa chaîne youtube

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Thibault, que t’apporte le parapente ?

Ce sport m’apporte beaucoup. Ce sentiment de liberté, le dépassement de soi, un rêve, un exutoire, la découverte et la connaissance de ma région, les monts du Cantal, ses crêtes, ses vallées, ses plateaux et ses sommets : Puy Mary, Brèche de Roland, Brezons, Puy de la Tourte, la chapelle Sainte Madeleine à Massiac… et mon site de prédilection, le Plomb du Cantal.

Le parapente m’a emmené vers de très belles rencontres, des gens animés par cette même passion, pour certains devenus de très bons amis, je dois beaucoup de ma progression à ces personnes. Ma plus belle rencontre, Jessie, la femme que j’aime, à la sortie de Murat lors d’une session d’auto-stop après une journée de vol 😉

J’aime l’adrénaline que le vol procure, j’aime cette sensation de pouvoir ressentir les forces invisibles mais pourtant bien présentes de la masse d’air. J’aime penser que le parapente, c’est un petit peu comme des bottes de 7 lieux, que nos chiffons permettent d’emmener les meilleurs pilotes sur plusieurs centaines de kilomètres.

Réveil difficile en bivouac

Quels sont tes pratiques favorites ?

Mes pratiques favorites sont en premier lieu, le vol de distance, même si j’ai encore énormément de choses à apprendre dans ce domaine. Cette pratique éveille tous mes sens, concentration, analyses, prises de décisions, payantes ou pas. On apprend toujours de ses choix, bon ou mauvais.

J’aime la sensation de liberté que le cross procure, le défi sportif, la gestion du stress et de la frustration. Quand j’ai commencé à voler, un jour, une personne m’a dit « tu verras le parapente, c’est une véritable école de la vie ». On part à la découverte de soi même. Je confirme !

A ce jour, je totalise environ 400 heures de vol et je ne compte pas m’arrêter là. J’ai la chance que ma compagne prenne aussi plaisir à s’engager dans ma passion. Notre projet commun le bivouac biplace, même si elle aspire à voler solo en passant prochainement son brevet initial.

Ma passion devient une affaire de famille lorsque notre petite fille Eléanor, du haut de ses trois ans, parle de voler dans le ciel avec Thibault et maman.

Quelles sont tes ambitions en parapente ?

Cette année, je reprends les compétitions pour, à court terme, intégrer l’ENSA en vue de réaliser mon projet professionnel, faire de ma passion un métier.

Avec quel matériel voles-tu ?

Actuellement, je vole en solo bien chargé en haut de PTV avec une BGD Base, parachute Sup’air light, sellette Sup’air Access Back avec cocon créé par un pote « Merci à toi vieux vautour ! ». En biplace, nous sommes sous une Gradient BiGolden 3, bien assis dans une Gin Safari 2 et mon passager confortablement installé dans une Sup’air VIP. Ma chérie progresse en Firebird First (photo de droite).

ROCK THE OUTDOOR, la culture parapente

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