Essai de la nouvelle voile EN B+ de chez SUPAIR : la Step

Essai de la nouvelle voile EN B+ de chez SUPAIR : la Step

Volant avec une OZONE Swift 4 et ayant fait plusieurs vols avec une ADVANCE Iota 2 en août 2018 à Laragne (Hautes Alpes) et avec une BGD Base Lite à Gourdon, je suis en mesure de faire une petite comparaison avec la SUPAIR Step.

J’ai fait 3 vols avec cette nouvelle voile EN B de SUPAIR à Laragne fin septembre 2018 en conditions thermiques : thermiques bleus, plutôt hachés à partir de 1600m (plaf à 2000m) et 1 vol en Bretagne sur un petit site en Sud dans les terres où les vols sont possibles en thermique.

PTV 82 kg – Taille S (PTV 70/90 kg) – Sellette Kortel Kuik cocon

A découvrir le test ROCK THE OUTDOOR de la voile SUPAIR Step réalisé par Pierre Le Gall

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Premier vol de découverte de la SUPAIR STEP à Laragne

Fin de matinée. Conditions thermiques timides. Gonflage sans vent face voile : top, rien à dire, du premier coup. Prise en charge rapide. A peine en l’air, la SUPAIR Step me signale tout de suite qu’elle est communicante quand je croise le premier thermique devant le déco. En effet, je me suis senti tout de suite un peu balladé dans ma sellette (KORTEL Kuik Cocon, un modèle qui n’est pas des plus stables selon le retour de plusieurs pilotes volant avec). Ce sont surtout les extrémités qui communiquent. Rapidement, un bout de voile claque pour me signaler que je vais devoir l’écouter et garder un pilotage actif !

A l’atterrissage, vent nul, les pilotes au sol qui m’observent sont surpris par sa vitesse. Surprise aussi pour moi quand après avoir été bien bras hauts pour lui donner sa vitesse max, j’ai enfoncé les freins (comme d’habitude) pour faire une belle ressource : erreur, pratiquement pas de ressource ??? Je n’ai pas assez enfoncé les commandes.

Vidéo officielle de SUPAIR

Deuxième vol avec conditions thermiques à Laragne

Gonflage impeccable. Je contrôle la course des freins qui ne semble pas poutant trop longue. Donc, pour l’atterro, je prévois de faire un tour des freins pour avoir une meilleure ressource.

Je prends le premier thermique. Ma hauteur étant sous la crête, je décide de l’exploiter en 8. De beaux virages serrés qui me permettent d’y rester et de prendre suffisamment de hauteur. La SUPAIR Step assure en virage !

Deuxième thermique un peu plus teigneux. La voile me communique du bout d’aile la bonne direction à prendre. Thermique que je décide de quitter volontairement après plusieurs tours pour en tenter un autre en longeant la crête.

Les bouts d’aile claquent encore : « tiens-moi bien, on part en ballade ». Elle t’invite mais c’est toi qui décide…

En latéral, elle accroche le thermique et te lance un appel pour la suivre ! De face, tu entres sans devoir gérer de gros effets pendulaires mais il faut la piloter quand même. Si tu l’écoutes, elle te dit dans quel sens tourner ! Dedans, c’est assez facile d’enrouler puisqu’elle te parle : tu doses le virage, petit ou grand, elle assure pour rester au plus près du noyau : il suffit de l’écouter, elle te guide. En sortie de thermique, tu le sais tout de suite mais elle assure ! Elle est vivante, dynamique mais amortie ! Presque arrivé au plaf, la masse d’air n’est pas sympa. Je décide de perdre de l’altitude pour voler plus cool. Quelques thermiques plus tard, un peu épuisé par le pilotage actif (lié sans doute à la combinaison Step/Kuik), je décide de rejoindre l’atterro. Tour de frein et atterrissage nickel.

Une fois au sol, j’ai interrogé d’autres pilotes pour avoir leur appréciation sur la masse d’air : c’était tonique et les thermiques étaient hachés. Ah bon, donc elle s’en sort plutôt bien !

STEP XS S M M-L L
Nombre de cellules 61 61 61 61 61
Surface à plat (m²) 21,5 24 26 28 30
Envergure (m) 11,07 11,7 12,17 12,63 13,08
Corde (m) 2,4 2,54 2,64 2,74 2,84
Allongement à plat 5.7 5.7 5.7 5.7 5.7
Surface projetée (m²) 18,106 20,21 21,9 23,58 25,26
Envergure projetée (m) 8,68 9,17 9,55 9,91 10,26
Allongement projeté 4,16 4,16 4,16 4,16 4,16
Poids voile (kg) 4,35 4,7 5 5,3 5,5
Plage Poids Total Volant (kg) 55-75 70-90 80-100 90-110 105-125
Homologation EN – LTF B EN – LTF B EN – LTF B EN – LTF B EN – LTF B
Nombre d’élévateurs 3+1 3+1 3+1 3+1 3+1

Troisième vol avec conditions thermiques à Laragne

Cet autre vol en thermique avait pour but de confirmer mes sensations de la veille. La masse d’air était sensiblement la même que la veille…

Le décollage est aisé même face voile sans vent. Avec la SUPAIR Step, pas de stress au déco tant elle assure à cette étape.

En vol, les impressions sont restées les mêmes mais, mieux préparé, j’ai abordé le vol avec plus de sérénité. Une aile très facile à manier malgré les mains que je trouve un peu basses. Il faut donc adapater sa position aux poignées. Les bouts d’ailes claquent de temps en temps quand on est en prospection mais elle reste saine. Et je confirme que la combinaison avec la KORTEL Kuik n’est pas la solution la plus reposante !

Vol en thermique puis thermodynamique à Rosnoen (Bretagne)

Ici, les thermiques sont plus doux mais la SUPAIR Step communique toujours avec ses bouts d’ailes. Elle m’indique encore qu’il faut la tenir, aussi pour optimiser tout ce qui passe. Son virage est précis et on peut bien serrer le rayon à tel point que j’arrive à assurer sans problème les branches arrières même dans les petits thermiques bretons qu’on enroule pas très loin du sol.

Petit comparatif de vitesse bras haut pendant 1 minute avec Pierre volant avec une Sigma 10 : difficile de trancher véritablement tant la STEP assure mais la Sigma semble gagner quelques mètres !

Encore une fois, je m’épuise, mes mains sont trop basses. Je suis obligé de placer mes mains au dessus des poignées pour avoir un pilotage plus confortable. Petits tests successifs d’entrée et de sortie de thermique, elle assure, garde son cap et amortit super bien.

La masse d’air devient plus homogène, le vol bascule en thermodynamique : petits wings. Je décide d’atterrir au sommet, rejoignant un autre pilote ayant atterri 200 mètres derrière. J’entre dans une couche turbulente : un peu secoué mais la voile ne bronche pas du tout !

Conclusion

Même si j’aime piloter une voile qui transmet les infos de la masse d’air, j’ai trouvé la Step trop communicante à mon goût. Elle m’a rappelé les 2 essais que j’avais pû faire avec la BGD Base Lite à Gourdon et à Laragne. Bruce Goldsmith m’avait précisé qu’il était plutôt sain d’avoir une voile qui alerte sur la qualité de la masse d’air par les bouts d’aile plutôt que d’être surpris par une grosse fermeture avec une voile « poutre ». Le problème avec ce type de voile c’est qu’elle t’amène à avoir un pilotage permanent quand les conditions deviennent « bouilonnantes ».

Bien qu’elle soit très saine en comportement, elle ne correspond pas tout à fait à ce que je recherche. SUPAIR précise que cette voile s’adresse aux « pilotes occasionnels ambitieux ». Je rectifierai en disant que celle-ci s’adresse plutôt à des pilotes bien dégourdis qui trouve du plaisir dans le pilotage. Je ne vole pas suffisamment pour « supporter » mentalement un pilotage très actif trop longtemps. A moins que j’opte peut-être pour une sellette plus stable….

A découvrir le test de la SUPAIR Step par Pierre Le Gall

La SUPAIR Step, pour ceux qui veulent performance et distance. Idéale pour ressentir la masse d’air et se familiariser avec les sensations en thermique.

Découvrir le test

ROCK THE OUTDOOR, la culture parapente

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