Premières impressions de Bastien sur la NIVIUK Artik 5 (EN C)

Premières impressions de Bastien sur la NIVIUK Artik 5 (EN C)

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Bastien Tararan, 31 ans, vit à Lausanne (Suisse). Il a passé sa licence suisse de parapente à 17 ans et a fait mon premier SIV après 26 vols. Au bout de 2 ans, il oriente sa pratique plutôt vers la voltige. Il ralentit sa cadence de vols pour prendre soin de sa petite copine puis des accidents (pas en vol) l’obligent à rester au sol à 2 reprises.

Depuis, il a retrouvé la niaque et il envisage de faire l’acquisition d’une nouvelle voile pour remplacer son Advance Sigma. Et comme Bastien a envie de faire partager son univers à travers la vidéo, il a tout de suite pensé à mettre en scène son essai de la NIVIUK Artik 5. Action !

Présentation de l’essai façon “youtubeur”

Présentation de la NIVIUK Artik 5

Lorsque j’ai vu l’annonce de Niviuk sur la prochaine Artik, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’essayer et, du coup, l’idée de faire une vidéo est venue tout naturellement. Alors, après quelques mails, me voilà avec une NIVIUK Artik 5 Golden en taille 22 dans les mains.
Dès l’ouverture du sac de compression, on remarque une qualité de finition très élevée, pour moi en tout cas à la hauteur de mon Advance Sigma 8.
La couleur est vive et magnifique, dans le jaune or et bleu blanc noir.
Le tissu semble être assez léger, la voile pèse 4.3 kg avec les élévateurs normaux et on peut aussi la commander en option avec un kit élévateurs légers, ce qui réduit le poids de 250 g. Une voile donc très légère pour sa catégorie. Une version plume serait annoncée, à confirmer.
6.3 d’allongement à plat, une homologation C. La NIVIUK Artik 5, une belle aile de cross donc.

Au sol

La NIVIUK Artik 5 est une 3 lignes classique avec un A’ qui va agir également lors de
l’accélération pour modifier le vrillage négatif de l’aile en fonction de la vitesse.
Sur les suspentes centrales C, on va retrouver un dédoublement ce qui va donner une rangée D sur la voile au niveau du bord de fuite. Cela pour rigidifier le centre de l’aile au niveau du bord de fuite. Cela empêche à la voile de se déformer sous l’effet des forces aérodynamiques comme on peut le voir parfois sur certaines ailes avec le bord de fuite central qui remonte au détriment de la performance.
On retrouve également des lattes (joncs) qui sont en retrait d’environ 30-40 cm du bord de fuite et qui font dans les 50cm en direction du bord d’attaque.

Au décollage

La montée sur la tête est assez franche et rapide. Si l’on taquine un peu les A, ça monte vite, on fera attention à bien temporiser pour ne pas se faire dépasser par l’aile dans ce cas. S’il on fait attention avec les A, par contre on aura une voile qui monte normalement et qui se stoppe assez naturellement. J’ai cependant été surpris de la vitesse en fin de montée par rapport à ma Sigma 8. La prise en charge est directe et intuitive.

En l’air

Je trouve une voile qui glisse, ça avance. Bras hauts, l’impression de planer est incroyable. Puis voilà le premier thermique, c’est intuitif, on sent que l’aile est faite pour ça, ça enroule tout seul à plat ! Avec la Sigma, j’avais pour habitude de sans arrêt la relancer et stopper le tangage pour éviter qu’elle plonge. Là pas du tout, ça bouge pas, ça enroule bien sur l’axe du lacet, et là je pense qu’on est sur un gros point fort de cette aile. Le confort de la voile en général est fabuleux, tout est feutré, on sent bien le thermique mais c’est filtré, ça glisse dans le thermique quoi !

On a fait un petit essai avec un pote qui vole sous une Delta 2 chargée pareil que moi, à 98% de la fourchette et au bout de 2 minutes, j’étais 100m plus haut que lui. A confirmer encore sur d’autres thermiques, peut être que je suis monté seul avec la bulle, mais j’ai eu quelques fois cette impression de monter plus vite que les autres dans les thermiques.

En transition et vol accéléré, je n’avais pas tout à fait le bon réglage avec l’accélérateur mais il me semblait avancer vite et sans détruire beaucoup. A confirmer également avec d’autres ailes et sur les transitions habituelles.
Sinon, les wingovers sont très intuitifs avec cette aile dynamique. C’est joueur, léger et facile. Même une petite SAT sera tolérée par l’allongement même si le stabilo flappe un peu, mais on est complètement hors sujet puisque ce n’est pas une aile de freestyle.

L’atterrissage

La maniabilité est un atout au niveau de l’atterrissage pour les voiles qui planent bien.
Faire des S pendant la volte est un jeu d’enfant et on pose cette voile où l’on veut. La ressource est bien maitrisable, ça file droit, ça pose dans la douceur.

En conclusion

Je trouve que c’est une aile qui glisse bien, très agréable à piloter, la maniabilité est excellente pour moi. C’est une aile joueuse, qui plane et on a une impression de légèreté en l’air, la sensation est feutrée, le pilotage intuitif et je me sens en sécurité. Bref, une aile qui me plait énormément.

Bastien Tararan

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Bastien et le parapente en quelques mots

Après avoir volé énormément durant 2 ans, il s’est orienté vers la voltige : Cela m’a beaucoup appris sur moi-même. Puis, j’ai mis la pédale douce lorsque j’ai rencontré ma copine afin de passer du temps avec elle et de me recentrer.
Deux accidents (pas en vol) ont ensuite calmé ses ardeurs de parapentiste : En 2011, je me suis cassé le plateau tibial en faisant des gonflages (à vouloir faire le con sur une petite pente) alors j’ai arrêté de voler et puis j’avais plus la niaque de reprendre jusqu’à ce qu’un pote insiste pour que je revole, tout va bien, c’est reparti pour un tour jusqu’à ce que je me foule le genou en 2016 en descendant un talus pour faire un barbecue avec du bois de forêt, opéré à nouveau pour retirer un morceau de ménisque. C’est de nouveau une pause de plus d’une année jusqu’à ce que j’aie le genou assez solide pour pouvoir revoler.

Les dernières belles expériences de Bastien

⁃ Organya avec ma voile de freestyle, la montagne magique porte bien son nom, le
thermodynamique, les gens, le camping, l’ambiance de vacances ! SAT
asymétriques, décrochages, marche arrière.
⁃ Bassano en début mars 2018, toujours bon, quand c’est stratus, ça monte canon !
⁃ Tout récemment un cross de 60 km depuis Weissenstein c’est pas beaucoup mais
les conditions étaient petites une belle performance tout de même avec ma Sigma 8
qui commence à plafonner un peu, je pense que le calage a dû bouger.

ROCK THE OUTDOOR, la culture parapente

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