Julien a choisi 4 ailes pour sa pratique parapente Marche et Vol

Julien a choisi 4 ailes pour sa pratique parapente Marche et Vol

Photo ci-dessus : décollage du Sommet du Balaïtous en SPANTIK
Julien Hamard, passionné par la montagne, est un adepte du « marche et vol ». Il a donc choisi de voler léger : "Le plaisir de la montée décuple souvent la satisfaction de voler, voire de crosser depuis des pelouses à plus de 2000 mètres". Et pour avoir l'aile la mieux adaptée à la configuration de la rando et des conditions du jour, Julien s'est équipé de 4 ailes. Quand on aime, on ne compte pas !

Une GIN Atlas X-Alps et une NERVURES Spantik pour la plupart de mes vols rando

La priorité : bonne prise en charge au décollage et comportement sain en vol

J’ai fait évoluer mon choix d’aile solo au fil de 6 années d’expérience pour une GIN ATLAS X-Alps (4,9 kg) et une NERVURES Spantik (4,1kg). Accessibles et performantes, ce sont des ailes au comportement très sain qui n’apportent pas de mauvaises surprises. Facilitante au démêlage car gainée intégralement, mais aussi au gonflage avec une très bonne prise en charge, je suis attaché à ces détails. Ils revêtent pour moi une importance fondamentale pour décoller dans des pentes caillouteuses, avec des barres rocheuses, enfin sur des terrains qu’il faut apprivoiser.

Pour le vol contemplatif, des ailes B light plutôt que B+ ou C

En l’air, on retrouve des ailes amorties, c’est l’avantage du tissu light. L’allongement modéré est un atout pour voler alors qu’on a des heures de marche dans les jambes. S’il me faut être lucide après la fatigue de la montée, je suis concentré sur mon vol et moins sur mon aile en qui j’ai confiance. Pour en avoir le cœur net, j’ai d’ailleurs effectué des stage SIV qui ont répondu à mes questions … Comment va t’elle réagir ?(360-Chandelle-frontale-autorot-décro…). Mon choix s’est affirmé après ces manoeuvres pour redescendre de la gamme B+ à ce type de B performante mais moins exigeante.

Je sais que bon nombre d’aile de catégorie B+ et C apportent des performances supérieures et sont souvent moins grandes, moins gainées, donc … plus légères !!! Mais à quoi bon ?
En décollant à 3100 mètres du Balaïtous ou du Montaigu (après 800m de pente à 45-50°), mon but était de rejoindre la voiture, de voler au dessus de décors somptueux en étant contemplatif, en maximisant surtout mes chances de décoller depuis le sommet.

Avec ce type d’ailes, j’ai trouvé le compromis sécurité-performance-légèreté qui correspond à ma pratique. Principalement du vol rando et des vols depuis les sites des Hautes-Pyrénées et du Pays Basque pour un volume de 50 à 60 heures par an.

Vol en SPANTIK en direction d’ARRENS-MARSOUS depuis le BALAÏTOUS

Vol en GIN ATLAS à HAUTACAM

Je me suis équipé aussi d’une NERVURES Swoop 2 pour m’alléger encore plus ou par vent fort

J’ai cependant ressenti le besoin de m’alléger encore plus. J’ai donc fait l’acquisition d’une NERVURES Swoop 2 version montagne (16 m²). Même si cela reste un engin qui vole relativement vite, la bête s’apprivoise plus aisément que des mini-voiles traditionnelles. J’aime sa capacité à planer et voler vite. Ce qui peut être un frein à la mini-voile souvent, c’est le déco et l’attéro. Mais, avec la SWOOP, ce n’est pas une contrainte, c’est un jeu.

Pour revenir à mes contraintes, j’ai besoin d’une bonne prise en charge au déco, de sérénité en vol et de pouvoir poser sans difficulté. Le comportement de cette mini-voile est un plus au décollage tant c’est le point fort de la bête. Résistante à la turbulence, je peux augmenter ma tolérance dans des conditions plus ventées que je me refuse en ATLAS ou SPANTIK. Quant à l’atterro, pour peu que le vent ne soit pas de la partie, j’ai bien souvent posé sans dé-trimer cette machine car elle ressource malgré tout. Tout ça pour marcher avec 2000 g d’aile et 210 g de sellette… Il ne manquerait plus que j’ai un sac à dos à 1,5kg !!! Impensable !

Vol à Ski en SWOOP 2 aux Crêtes de la Pègue

Et la NERVURES Arteson pour partager ma passion du vol rando

Enfin ma passion pour le vol rando m’a amené à partager ces moments. Je pratique donc le vol biplace. Si la qualification fédérale nous apprend à voler pour son passager et en sécurité, cela est encore plus vrai dans ma pratique vol-rando-biplace. Dépendant des contraintes liées à la météo, au passager ou au choix du site de vol-rando, j’ai eu moins de choix dans les ailes. J’ai pourtant trouvé le compromis sécurité-plaisir avec le biplace NERVURES Arteson. Il s’agit d’un modèle qui ne pèse que 5,5 kg pour une surface de 37 mètres carré. L’allongement là encore est modéré (4,6) et le tissu light apporte un confort de pilotage même dans des conditions fortes comme j’ai pu rencontrer sur le site du Hautacam dans la vallée d’Argeles-Gazost avec de la brise avoisinant les 30 km/h et dans des confluences. J’ai retrouvé des comportements proches de mes ailes solo. Prise en charge, facilité au gonflage et posé avec une belles ressource (pourvu qu’on use à bon escient des trims en fonction du poids).

Vol depuis le Pic Du Midi d’Arrens avec Manu Bonte

Si aujourd’hui les ailes progressent dans tous les domaines, je suis satisfait de conserver un haut niveau de sécurité autant pour moi que pour les gens que j’emmène. Les performances restent au rendez-vous et elles sont toutes relatives pour moi qui porte mon intérêt sur la beauté des vols liés au sommets qui me laissent bien souvent m’en échapper.

Julien Hamard

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Rando vol au Lenquo de Capo avec Julien Hamard (Pyrénées)

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