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Attention aux noeuds aux suspentes, particulièrement sur les suspentes fines

Attention aux noeuds aux suspentes, particulièrement sur les suspentes fines

HORIZON REPARATION est un atelier de révision situé au nord de Montpellier. Il fabrique aussi des voiles pour la marque de parapente TREKKING qui a ramené sa production en France. ROCK THE OUTDOOR a saisi une nouvelle intéressante sur leur site à propos de noeuds de plus en plus fréquents sur les voiles à suspentes fines.

Un tout petit noeud peut pourrir votre vie, alors vérifiez régulièrement vos suspentes.

Cliquez sur une photo pour voir le diaporama – Photos : Horizon Réparation

Le sous-titre ci-dessus, ce sont les mots de Nicolas et Frédéric de l’atelier HORIZON REPARATION qui signalent qu’ils trouvent, lors des contrôles, de plus en plus de noeuds sur les suspentages fins (10/12 sont trouvés sur ceux-là). En général, les pilotes déclarent des problèmes comme une « voile lente, qui tourne, qui parachute ou qui part en vrille à plat » . Attention car ce manque d’inattention à la prévol peut avoir des conséquences dramatiques !

Si vous constatez que votre voile a un comportement anormal, commencez par contrôler avec précaution vos suspentes particulièrement le haut du suspentage. Contrairement aux suspentes classiques gainées qui se démêlent relativement facilement même par traction, les suspentes fines ont plus tendance à rester emmêlées, encore plus si celles-ci sont dégainées. Et la traction aura la fâcheuse tendance à resserrer encore plus le noeud sur les suspentes fines.

Source :  News du site horizon-reparation.com

Conseil vidéo de Jérôme Canaud sur la Masterclass Wingmaster « Démêlage du parapente » – (réservé aux membres ayant souscrit à WINGMASTER)

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Technique de pliage pour éviter que les suspentes s’entremêlent

Possédant une aile light, je rage presque à chaque fois que je la déplie car mes suspentes hautes fines sont emmêlées… C’est loin d’être pratique quand on déploie son aile dans le vent fort. Bref, une galère et depuis longtemps je me suis juré de trouver une solution (plutôt que de changer de voile).

Des solutions, j’en ai essayé de multiples. Et j’ai fini par en trouver une toute simple qui consiste à étirer le haut du suspentage en faisceau, de le garder étiré le long de la plume puis d’enrouler le groupe de suspentes du même côté autour de la plume. Ceci a pour effet d’éliminer toute possibilité d’entremêlage des suspentes. Naturellement cette technique est plus appropriée aux 1300 utilisateurs du sac de pliage « Le Tube » 😉

Pensez à faire vérifier le calage régulièrement

Après contrôle du calage, vous ne reconnaîtrez plus votre voile !

Vous n’êtes pas sans savoir qu’il est important de faire vérifier régulièrement le calage de votre parapente. Même si votre parapente est récent, ne négligez pas car c’est souvent au début que les suspentes bougent le plus. De nombreux accidents sont dûs à cause d’une voile mal calée. On a rencontré des cas de pilotes qui n’ont pas pu revenir en vol normal après un incident à cause de gros défauts de calage. Horizon Réparation a déjà rencontré des variations de 70 mm (voir article) !

En effet, la longueur des suspentes bougent dans le temps avec l’usage, modifiant irrémédiablement l’incidence de votre aile (profil plus incliné vers l’arrière par exemple mais d’autres cas de figures peuvent se présenter comme un déséquilibrage droite/gauche…). Ces variations sont d’autant plus importante en fonction de la qualité des suspentes (aramide ou dynema, gainée ou non).

Le symptôme le plus fréquent est celui de trouver sa voile paresseuse au gonflage (allongement des suspentes à l’avant). Le risque : s’approcher de plus en plus du décrochage en appuyant trop sur les commandes.

Un contrôle du calage est bien moins cher et moins long qu’un séjour à l’hôpital !

L’atelier, après avoir fait le contrôle global de la longueur de toutes les suspentes, fait, si les allongements ne sont pas critiques, 1 ou 2 loops autour du maillon pour chaque extrémité des suspentes basses concernées afin de réduire la longueur là où c’est nécessaire. Attention, cette opération initiée à partir d’instruments de mesure très précis n’est pas à faire soi-même !

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Ne soyons pas dans le « déni » !

Nous nous sommes tous trouvés au moins une fois dans une situation où nous avons sous-estimé les dangers. Pourquoi ? Ignorant, inconscient ou… dans le déni?

Nous savons que c’est en enrichissant nos connaissances et par l’expérience que nous acquérons des compétences et un sens plus aigu de l’analyse. Des acquis qui nous permettent de déplacer le curseur « performances/sécurité ». Moins ignorants, plus expérimentés, les risques sont mieux mesurés.

Le parapentiste dans le « déni » est celui qui va faire obstruction de la réalité de son plan de vol. Passionné, son désir ardent de voler opère comme une force « aveuglante ». Cette posture l’empêche de raisonner convenablement et le conduit à minimiser tous les obstacles.

Quelle case cocherions-nous quand nous avons vécu une situation critique : inconscient, ignorant ou dans le « déni » ?

Nous le savons

Une voile se contrôle à chaque prévol et doit être révisée très régulièrement
En parapente, il y a des consignes de sécurité que vous connaissez pour le matériel (contrôle prévol, révision…). N’est-ce pas ce que nous faisons déjà avec notre voiture ?

Soyons responsable en prenant toujours très au sérieux tout ce que nous savons déjà pour écarter les risques ! Apprenons à nous conduire en pilote « responsable ». Enrichissons-nous, respectons les consignes, acceptons de façon positive le renoncement, passons un stage SIV, … 

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