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Quand le parapente aide aux prévisions météo et à la protection de la planète

Quand le parapente aide aux prévisions météo et à la protection de la planète

Le parapente, un acteur pour réduire les émissions de CO²

En regardant cette vidéo de personnes lâchant un ballon sonde équipé d’un parapente radio-commandé pour le retour des instruments de mesures météorologiques, on pourrait penser à un gag. Mais détromprez-vous, c’est une action très sérieuse réalisée dans le cadre du « Projet Monark » par Acubed (filiale de recherche de Airbus) qui a pour objectif d’explorer toutes les opportunités que le domaine aérospatial peut apporter.

L’industrie aéronautique avec son maillage d’avions circulant 24h/24 autour de la planète peut apporter, grâce à des capteurs météorologiques installés à bord, de nouveaux services comme par exemple celui d’améliorer les connaissances météo et fournir des prévisions encore plus pointues (ex : anticiper des catastrophes, prévisons sur un trajet de vol). Ses chercheurs évoquent donc de nombreuses solutions dont certaines qui permettront de réduire l’émission de carbone de cette industrie coupable en grande partie des conséquences désastreuses du changement climatique.

Ce parapente mono-surface radio-commandé entre donc dans la campagne de recherches et de développement d’un maillage de capteurs météorologiques. Jusqu’ici, les capteurs étaient abandonnés dans l’espace, polluant la stratosphère. Grâce à ce système, le socle équipé de ses instruments de mesures revient sur terre et est récupéré : Le « para-sounde » a pu revenir à un endroit connu. L’équipement de grande valeur revient au sol en toute sécurité et est récupéré pour un nouveau vol.

Cette idée d’utilisation d’un parapente a été testé car un des membres de l’équipe Acubed, Michael Vergalla, est un parapentiste (voir en bas de page) !

Aujourd’hui, nous ne parvenons pas à prévoir et à prédire les catastrophes avec précision

Aujourd’hui, nous disposons dans le monde de toutes les technologies et infrastrutures nous permettant de faire des prévisions à court, moyen et long terme. Une bonne exploitation de ces données pourraient faire progresser les connaissances météorologiques et même contribuer à une existence plus durable de notre planète. Mais pour mener à bien cette mission, il faut pouvoir faire communiquer encore plus de capteurs météorologiques tout autour de la planète.

L’opportunité du réseau des avions parcourant la planète

Les voitures, avions, bateaux, vaisseaux spatiaux, drones et satellites pourraient tous être équipés de capteurs pour transmettre des données insoupconnables pour faire avancer notre compréhension de la météo. Si tous les avions qui circulent à travers le monde (et autres aéronefs connectés) étaient équipés de capteurs, cette progression des connaissances météorologiques offriraient des prévisions à court, moyen ou long terme plus fiables et très utiles dans de nombreux domaines.

Meilleures prévisions météo et réduction de l’empreinte carbone des avions

Equiper les avions de cette technologie de détection permettrait de capturer des données environnementales clés telles que la vapeur d’eau, les niveaux de pollution de l’air, les données sur les particules mais aussi des données utiles sur l’échange d’énergie terrestre / aérien pendant les itinéraires de vol. En améliorant ses compétences en prévision météo, l’industrie aéronautique pourra aussi contribuer à la croissance durable de l’aviation commerciale dans son ensemble (voir encadré ci-dessous).

L’équipe du projet Monark expérimente l’utilisation du parapente pour recueillir des données

Le projet Monark du centre d’innovation d’Airbus dans la Silicon Valley Acubed, est un exemple qui fait avancer ce dossier, en équipant les avions Airbus d’appareils de mesures météorologiques. Dans le même objectif, l’équipe Acubed élabore d’autres outils d’analyse comme celui présenté dans cette vidéo avec l’utilisation d’un ballon sonde et d’un parapente radio-commandé pour le retour au sol du matériel qui, du coup, est réutilisable. Et oui, le parapente est pilotable, pas le parachute ! Une longue descente rapide en 360, faîtes le calcul de la durée de la descente en face planète !

Michael a précisé que les voiles mono-surface qu’ils testent (fabriquées par Joachim Schweigler – Airc2fly) vont du modèle réduit de 2 m jusqu’à l’échelle standard (modèle Swift sur la vidéo) : « Entièrement automatisé, le parapente Swift vole de lui-même comme un bon petit robot. Nous en avons aussi d’autres. Celui-là a très bien fonctionné. Facile. Allongement compact. Il avait une bonne glisse. Il a volé plus de 50 km après avoir spiralé plusieurs fois. Nous publierons bientôt la vidéo complète du vol« .

Une croissance durable en aéronautique grâce aux prévisions améliorées

Avec la prédiction selon laquelle la flotte totale d’avions devrait plus que doubler, passant de près de 23000 aujourd’hui à près de 48000 d’ici 2038 (augmentation du trafic à 4,3% par an), l’amélioration des technologies de prévision et des connaissances météorologiques peut jouer un rôle essentiel dans la croissance durable de l’industrie aéronautique.

Combiné aux récents paramètres de niveaux d’émissions de CO2 fixés par la Commission européenne dans lesquels l’industrie aéronautique a accepté de rester, il est effectivement très important de trouver de nouveaux moyens d’améliorer l’efficacité énergétique des avions.

Les solutions matérielles pour améliorer l’efficacité des aéronefs ne permettront certainement pas seules de réduire les émissions de CO². Et il a été prouvé qu’une connaissance accrue des conditions météorologiques des itinéraires de vol peut améliorer l’efficacité des vols et la charge de passagers jusqu’à 25%, entraînant une réduction des émissions par passager et une économie de plus de 40 millions de dollars en coûts de carburant pour une seule compagnie aérienne .

source : Acubed

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A propos de Michael Vergalla

Cette idée d’utilisation du parapente a été initiée par le pilote américain Michael Vergalla (originaire du New Jersey) qui travaille désormais chez Acubed. Il a trouvé cet emploi par hasard et grâce à son association Free Flight Research Lab

Comment as-tu trouvé ce poste ?

« Il y avait un appel ouvert pour de nouveaux directeurs de projet. Je consultais pour une autre entreprise que je dirigeais (association à but non lucratif). J’ai trouvé l’offre d’emploi alors que j’écrivais le poste pour me faire remplacer dans mon ancienne entreprise. J’ai pensé ce que je n’avais rien à perdre en postulant … Ça a marché. ! »

Décris nous ta vie depuis que tu travailles chez Acubed

J’adore travailler pour une entreprise européenne aux États-Unis pour a valeur de l’équilibre travail / vie personnelle et des engagements familiaux. J’ai également la chance de pouvoir de réussir. Avoir un groupe comme Airbus ici dans la région de California Bay signifie que vous mélangez vos compétences et votre talent avec des idées folles … Si vous ne pouvez pas prouver l’application et la valeur, le projet s’arrête. Il existe une variété de projets et cela signifie qu’il y a de grandes idées et une pollinisation croisée.

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