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Voler en parapente dans le nuage ou le brouillard : attention danger !

Voler en parapente dans le nuage ou le brouillard : attention danger !

J'ai eu la chance d'une éclaircie soudaine, 10 seconde de plus et...

Pour partager sa mauvaise expérience, Bernard a trouvé judicieux de s’adresser à ROCK THE OUTDOOR, le média le plus consulté par la communauté des parapentistes francophones. Il a bien fait puisque plus de 20 000 pilotes le consultent régulièrement, notamment pour ses précieux conseils en matière de sécurité.

Sa mésaventure ? Celle d’avoir décoller dans un nuage devant le déco. Sachant qu’il le quitterait peu après le décollage et étant équipé d’un compas sur son instrument, il a décidé de décoller quand même en suivant le cap indiqué sur son Flymaster. Or, quand on décolle, on a souvent d’autres priorités à gérer…

Découvrez son témoignage ainsi que sa vidéo dans laquelle il a ajouté  un montage très explicite qui montre bien qu’on ne peut pas se fier à ses perceptions… et que la perte des repères nous trahit très rapidement.

Nous ne sommes pas dotés de ce sixième sens comme chez certaines espèce d’oiseaux ( les pigeons par exemple) qui savent se déplacer sans visibilité grâce à leur perception magnétique du champ terrestre (voir en bas de page). Nous avons tous vécu un déplacement en auto dans une brume épaisse : sans la bande blanche sur la route, on peut ralentir ou stopper le véhicule…

Le témoignage de Bertrand

En tant que pilote parapente, je viens de faire quelques erreurs qui auraient pu très mal se conclure et je pense qu’un retour d’expérience pourrait mettre en alerte les pilotes se trouvant dans cette configuration. C’est en ce sens que je vous transmets mon témoignage et le document vidéo qui permet de bien visualiser la situation.

Chacun sait que le vol dans le nuage est à proscrire mais la couche opaque à traverser n’était pas importante.

Il s’agit d’un vol dans le nuage et plus particulièrement le décollage dans le nuage.
Chacun sait que le vol dans le nuage est interdit mais on sait aussi qu’en cours d’un vol on peut parfois y entrer temporairement.

En l’occurrence, j’ai décollé sachant que la couche opaque à traverser n’était pas importante. J’avais une idée du cap à tenir, mais ne l’ai pas vérifié avant de décoller. Ayant des difficultés à entrer dans le cocon, j’ai cessé mes tentatives pour me concentrer sur le pilotage. J’ai pris les commandes d’une seule main pour voir le compas car le cockpit n’était évidemment pas en place. Le cap donné par le cockpit m’a fait douter du cap envisagé. Du coup, stress et attention redoublée jusqu’à ce que la réalité apparaisse : retour à la pente ! Juste le temps de réagir sans trop de commande et je retrouve le cap. Ouf !

Mes conclusions

Il est impératif de connaître précisément son cap. Ne pas se laisser distraire jusqu’à la sortie du nuage. Prévoir le compas dans toutes les pages de votre instrument (ici un Flymaster). Un compas physique n’est pas un luxe !

Ne jouez pas avec le brouillard ou les nuages au décollage ou lors d’un vol

Comme on ne sait jamais quelle est l’épaisseur de la couche de la nébulosité (nuage ou brouillard), si vous envisagez de décoller, il faut impérativement avoir une liaison radio avec une personne en dessous de la nappe. Cependant comme il est interdit de voler sans visibilité et  pour des raisons de sécurité (la preuve avec cette expérience de Bertrand), il est préférable de s’abstenir et de patienter. en effet, il est d’une part difficile de prévoir si la nébulosité va se réduire ou augmenter dans les minutes qui suivent mais aussi d’apprécier l’épaisseur de la nappe à traverser.

VOCABULAIRE

Les météorologistes parlent de brouillard lorsque la visibilité horizontale est inférieure à 1000 m, de brume entre 1000 et 5000 m.

A PROPOS DE l'ORIENTATION DANS LES NUAGES

La perception magnétique et l’orientation sans visibilté semblent être un sixième sens chez les oiseaux comme chez de nombreux êtres vivants… Les pigeons ont des particules magnétiques dans les muscles de leur cou qui leur permettraient de percevoir l’intensité du champ magnétique terrestre et d’ainsi faire le point. Un professeur de zoologire britannique estime que l’homme est également sensible au champ magnétique et qu’il utilise ce sixième sens pour s’orienter inconsciemment. D’après ses expériences, ce sixième sens ne serait efficace que si le sujet a les yeux fermés. Finalement quand un pilote se fait aspirer dans un nuage, il a intérêt à fermer les yeux pour augmenter ses chances de s’en sortir sans garantie.

Extrait du livre sur la météo en vol libre  « Les visiteurs du ciel »

ROCK THE OUTDOOR, la culture parapente

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