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Premières impressions sur l’OZONE Zeno par Gilles Silberzahn

Premières impressions sur l’OZONE Zeno par Gilles Silberzahn

Gilles Silberzahn est moniteur à l’école PREVOL de Saint Hilaire du Touvet. Descendu dans le Sud à Gourdon, il a eu l’occasion d’emprunter l’OZONE Zeno de son concepteur Luc Armant. Il a pu faire un vol inespéré pour un 6 décembre avec une jolie petite balade autour de Gourdon : « sur la photo, on pourrait croire que je tire la gueule, mais ça vient certainement de la manipulation de la tablette en plein vol. J’avais plutôt la banane, même si niveau vaches, le coin n’est pas très hospitalier… »
Volant habituellement avec une NIVIUK Icepeak 6, nous lui avons demandé de nous communiquer ses premières impressions sur cette aile que Luc a accepté de lui prêter à condition de ne pas trop la malmener parce que c’est avec cette aile qu’il  participera à la Super Finale de la Coupe du Monde.

“Pas de 3-6, ni de wings !” Luc Armant est perfectionniste, et il me prête son OZONE Zeno ML avec laquelle il participera à la Superfinale. Il m’explique qu’il vérifie le calage de sa machine toutes les 3 manches, et qu’il ne veut pas avoir à le faire prématurément. Au final, 2h30 de vol et une jolie balade au-dessus de Vence avec retour au déco ; conditions plutôt stables, thermiques doux et timides…

Je quitte les locaux d’Ozone avec la voile sous le bras, direction Gourdon. Je passe chez les copains d’Ascendance récupérer une sellette et un casque, et feu sur le déco de l’Embarnier. Il y a pas mal de monde ; on est pourtant début Décembre, et les conditions ont l’air plutôt stables.

Décollage

Je m’installe un peu sur le côté, bien que je préfère une position plus centrale quand j’essaie une nouvelle voile, surtout dans cette catégorie. 10-15 km/h de face, c’est parti. Gonflage évident, contrôle rapide et facile, prise en charge quasi immédiate et me voilà en l’air.

En l’air

Je retrouve avec bonheur l’entrée en thermique que j’ai adorée sous toutes mes ailes Ozone : cette petite abattée qu’il faut laisser faire et qui vous donne l’impression que la voile a “flairé” le prochain thermique et qu’elle vous y emmène toute seule. La maniabilité est au rendez-vous. Resserrer ou élargir le thermique est évident, la mise en virage est progressive. L’effort aux commandes est modéré, un peu plus important que sur mon habituelle NIVIUK Icepeak 6, mais ça n’est pas pour me déplaire.

La capacité de la Zeno à prendre parti de chaque micro turbulence et à en restituer l’énergie lui confère une flottabilité exceptionnelle.

Mais c’est dès la première transition que l’OZONE Zeno va montrer tout son potentiel : vitesse et plané sont bien là. On ne regarde plus l’horizon de la même manière. Il faut changer ses repères. On croit qu’on va rejoindre la prochaine combe tout en bas, et on se retrouve beaucoup plus haut que ce à quoi on s’attendait après plusieurs kilomètres de transition. La capacité de la Zeno à prendre parti de chaque micro turbulence et à en restituer l’énergie lui confère une flottabilité exceptionnelle.

La vitesse accélérée est impressionnante, mais le plané est difficile à juger. J’étais seul dans le ciel quand je me suis décidé à tester le barreau. L’effort à fournir est classique et l’accélération est progressive. Le pilotage aux arrières est efficace. Les petites poignées en bois sont bien placées et elles permettent une position reposante en transition.

Les conditions rencontrées n’ont évidemment pas été suffisamment instables pour juger de son comportement en turbulences et en cisaillements. En petites conditions, le pilotage est peu exigeant et un simple appui sellette ou une action commande de faible amplitude font le job. Rien d’impressionnant sur cet essai, mais ça donne envie de refaire un galop d’essai au printemps…

Merci à Luc Armant pour ce prêt. Il me démontre en plus sa grande supériorité sur le chemin du retour, en enroulant une fin de thermique au-dessus d’une ligne électrique. J’arriverai quelques secondes plus tard, raterai ce thermique qui le ramène à Gourdon, et je ferai tout le retour par le bas dans ce paysage ultra urbanisé, ce qui est loin d’être confortable.

Gilles Silberzahn – Ecole PREVOL

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