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Tests : incidents provoqués sur la LITTLE CLOUD Goose Mk3

Tests : incidents provoqués sur la LITTLE CLOUD Goose Mk3

LITTLE CLOUD est une marque française qui bénéficie d’une excellente notoriété dans de nombreux pays dans le monde entier alors qu’en France, elle peine à dégager une telle réputation malgré le succès de certains modèles comme la Spiruline. Cette marque « atypique », qui communique peu, propage ses ailes grâce à la promotion naturelle effectuée par ses clients, véritables ambassadeurs de la marque. Elle est aussi atypique puisqu’elle fait partie des rares marques à ne pas faire homologuer ses modèles par les centres de tests agréés. Tom Bourdeau, responsable de la marque, se charge lui-même, de tester avec quelques pilotes le comportement de ses productions avant la mise sur le marché. Voici une vidéo résumant le comportement de la dernière née : la LITTLE CLOUD Goose Mk3, une aile polyvalente « sans compromis sur la sécurité et le plaisir », ludique dans le vent, performante pour le vol de distance et légère pour le marche et vol.

Tom, peux-tu nous apporter quelques commentaires sur cette vidéo de test de la LITTLE CLOUD Goose Mk3?

Cette vidéo a été réalisée pour donner une idée du comportement de la LITTLE CLOUD Goose Mk3 en manœuvres provoquées, notamment sur les timings de reprises de vol.

1- L’asymétrique

Pas de rotation ni de shoot. Je me cantonne à 60% car, par expérience, c’est la fermeture asymétrique qui est la plus représentative de la vrai vie.

2- La frontale

Ce que l’on ne voit pas sur la vidéo, c’est l’effort qu’il faut produire pour l’effectuer. On note que la reprise du vol est très rapide et la perte d’altitude minime et le shoot relativement faible (45°). Le profil reste alimenté durant la première phase. L’accumulation de pression dans la voile provoque une réouverture très rapide. Plutôt safe quand on gratte près du relief…

3- Test d’autorotation

Bon alors la, c’est galère, je n’arrive pas à stabiliser la fermeture qui veut sans arrêt réouvrir. On notera qu’il n’y a aucun départ en rotation.

4- Contrôle du débattement à la commande et vérification de la reprise du vol après parachutal

Je ralentis la voile jusqu’à son arrêt de voler. Je ne laisse pas partir en marche arrière. Je stabilise en parachutale et relève les mains. La voile revole instantanément sans shoot marqué. J’ai environ 60cm entre le point de contact et le décrochage. Cela rend le surpilotage plus compliqué à avoir.

5- Amorce de vrille

Là, je cherche à voir où se situe le point mais surtout sa dureté. C’est hyper physique. Quand ça part, c’est franc et la vrille stoppe dès que je lève la main. Très intuitif et surtout, il va falloir être vraiment bourrin pour partir en vrille! La reprise de vol est un peu plus dynamique, mais rien de méchant! Et surtout pas de sur-incident (genre fermeture ou autre).

6- Grandes oreilles

Les grandes oreilles sont stables et nécessitent un petit pompage pour leur réouverture. Le taux de chute accéléré est assez intéressant : -4/5 m/s.

7- Parachutale aux C

Je regarde quelle force il faut pour décrocher l’aile aux C. Sur les ailes modernes, le pilotage aux C est assez courant. C’est pourquoi je vérifie à quel moment je décroche aux C (je tire pas loin de 20cm, et c’est très physique avant de décrocher), et si la voile reste coincée en parachutale (dans ce cas non). Si c’était le cas, je pousserais les A ou mettrais un petit coup d’accélérateur pour faire reprendre le vol.
L’aile est assez stable en lacet. C’est rassurant!

8- Je pousse le pilotage aux « C » en faisant des wings overs

Le contrôle par les C est très précis, et permet un réel contrôle de la voile. Les mouvements aux C sont assez courts.

Tom, tes ailes ne sont pas homologuées. Peux-tu nous dire comment tu procèdes avant la commercialisation alors?

Le fait de ne pas homologuer nos ailes est une énorme prise de responsabilité pour Little Cloud. En plus de ces tests d’incidents provoqués, j’ai personnellement volé avec la 23.5 m² pas loin de 150 heures à travers le monde. D’autres pilotes se sont chargés des autres tailles. C’est vraiment comme cela que j’évalue le comportement d’une aile avant sa mise sur le marché.
Le test en structure complémente l’évaluation en donnant une limite de résistance structurelle. Dans le cas de la LITTLE CLOUD Goose Mk3, il n’a pas été possible de détruire l’échantillon.

Quelques mots sur La Little Cloud Goose Mk3

La LITTLE CLOUD Goose Mk3 donne un réelle impression de facilité. C’est le cas dans la vraie vie aussi, mais il ne faut pas oublier qu’une aile souple finira par fermer à un moment… Ce moment est repoussé très loin avec la LITTLE Goose Mk3. Je dédie donc la Goose aux pilotes capable de faire les choix pour ne pas se retrouver après ce point.

J’ai passé ce point aux USA en me faisant piéger par une rentrée de vent et je me suis retrouvé dans le flush (libération de toutes les bulles thermiques par le vent qui rentre) et sous le vent (45km/h) d’une crête… Ce fut un vrai rodéo pour sortir de la zone, avec des configurations incroyables (une main sous les fesses et l’autre en butée sur la poulie) à gérer.

Peux-tu nous dire pourquoi les bouts d’ailes de la LITTLE CLOUD Goose Mk3 sont pointus ?

Dans ma quête d’optimisation, j’ai mis la priorité sur le bout d’aile. Je ne souhaitais pas  revoir l’allongement à la hausse. J’ai donc essayé de réduire la trainée sur ces bouts d’ailes.
J’ai dans un premier temps gardé la même forme à plat que la Goose MK2, j’ai rajouté 3 caissons par côté sur le dernier 1/4 de l’aile. Il y avait du mieux, l’aile glissait mieux, mais je me perdais souvent dans le thermique faible (novembre 2015).  En même temps, je bossais sur un proto d’aile allongée avec lequel j’adorais le feeling par les freins… J’exploitais beaucoup mieux le thermique faible. J’ai donc décidé de faire un proto avec des oreilles beaucoup plus « pointues », avec la même largeur que sur mon proto allongé. Bingo!
Le fait de diminuer la surface des bouts d’ailes permet d’avoir moins de puissance générée et donc un meilleur ressenti par les freins.
Bras hauts et accélérée, l’aile est plus stable en roulis, donc plus efficace aussi. Il est difficile de donner un chiffre sur le gain réel en perf. J’ai noté une plus grande facilité dans le petit et pas de limites à cause de la voile à mes ambitions crosseuses.

A quels pilotes s’adresse la LITTLE CLOUD Goose Mk3?

La LITTLE CLOUD Goose Mk3 est une aile à tout faire, cross bien sûr mais aussi le voyage, le soaring, le marche et vol (la 23.5 m² fait à peine plus de 4kg, soit un poids similaire aux EN C légères concurrentes).
Elle s’adresse aux pilotes expérimentés volant en EN C car elle offre un gros potentiel de vol même si, en fait, ses réactions sont plutôt tranquilles. En spirale, elle atteint assez facilement à un taux de chute élevé si le pilote le lui demande. Donc encore une fois, je préfère avoir des pilotes expérimentés dessous… quitte à ce que cela freinent des pilotes. Je souhaite sincèrement que les pilotes volant dessous soient 100% happy!

GOOSE MK3 20.5 22 23.5 25
SURFACE 19.8 22.15 23.2 24.8
ENVERGURE A PLAT 10.6 11.2 11.5 11.8
ALLONGEMENT A PLAT 5.5 5.5 5.5 5.5
NB CAISSON 61 61 61 61
PTV optimum (KG) 55/75 65/90 75/100 85/110
PTV etendu (KG) 55/110 65/110 75/120 85/120
POIDS (KG) 3.6 4.0 4.1 4.3
FINESSE 10+ 10+ 10+ 10+
CERTIFICATION EN 926-1 EN 926-1 EN 926-1 EN 926-1
COULEUR VIOLET VIOLET VIOLET VIOLET
PRIX € 2700 € 2700 € 2700 € 2800

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