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Choisissez une voile parapente correspondant à votre niveau de pilotage

Choisissez une voile parapente correspondant à votre niveau de pilotage

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Ne vous contentez pas de la catégorie pour choisir une aile correspondant à vos besoins !

Les homologations parapente (CEN et DHV) ont été mises en place pour classer les voiles en fonction de leur comportement avec une grille de tests réalisés en air calme et reproductible. A l’usage, les homologations sont utilisées pour distinguer les facultés du pilote face aux techniques de sortie hors domaine de vol. Et depuis quelques années, les ailes étant de plus en plus sûres, de nombreux pilotes réclament des modèles de plus en plus performants tout en restant dans la catégorie “soit-disant adaptée” à leurs aptitudes.

Pour faire face à cette nouvelle demande, les constructeurs proposent donc des modèles “haut de catégorie” souvent dénommés officieusement B+ ou C+. Ces nouvelles exigences des pilotes ont lancé un nouveau combat marketing entre les fabricants qui partent dans une course technologique concurrentielle pour concevoir l’aile la plus performante possible tout en restant dans le “cahier des charges” de la catégorie. Un fossé de plus en plus large se crée au sein d’une même catégorie en matière de mental et de maîtrise de pilotage. Les pilotes à la recherche d’une voile “Perf” savent-ils vraiment vers quoi ils s’engagent ?

Article réalisé avec les avis et conseils inclus de Jérôme Canaud et de Nicolas Garcin

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Les homologations parapente servent à classer le comportement des voiles et sont là pour aider aider à faire un choix en fonction du niveau du pilote, notamment face aux incidents de vol

Les catégories d’homologation parapente (normes DHV et CEN) ont été créées à l’origine pour structurer notamment l’offre du marché et écarter les ailes dangereuses. Outre les informations objectives et comparatives des produits testés, la normalisation a comme objectif majeur de prévenir sur la sécurité, avec des “warnings” pour connaître notamment les facultés d’une voile à sortir d’une situation hors domaine de vol en pilotage passif ou actif.

La classification de la norme EN 926-2 (de A à D pour la norme EN) porte donc sur une échelle graduelle des compétences du pilote en commençant, pour la première catégorie A, par un comportement passif du pilote jusqu’à, pour la catégorie D, par un comportement actif en conditions turbulentes avec maîtrise des techniques de sortie de domaine de vol. En résumé, les ailes classées en EN A et B se destinent donc aux pilotes dits en “apprentissage” alors que les catégories EN C et D sont réservées aux pilotes qui ont accumulés de l’expérience, qui sont déjà bien entraînés en SIV et qui acceptent de rencontrer et d’intervenir dans des configurations hors domaine de vol.

Pour rentrer un peu plus dans le détail, les tests d’homologation sont assurés par des structures agréées (comme le Labo FFVL Aérotest ou la structure suisse Air Turquoise), avec des ailes de pré-série du constructeur qui vont subir toute une batterie d’épreuves. Une première partie portera sur leur résistance (norme EN 926-1 – voir article “Déroulement des tests en charge“) et une autre partie sera consacrée aux réactions de l’aile dans des manoeuvres précises, la plupart dans des configurations hors domaine de vol (norme EN 926-2 – voir encadré à droite – voir aussi modèle de fiche test). Une ou plusieurs manoeuvres peuvent la “pénaliser”, la faisant entrer systématiquement dans une catégorie supérieure (voir article et vidéos : Comment se passe un test d’homologation ?).

La course à la performance au sein d’une même catégorie

Conscients des critères de choix traditionnels des pilotes en fonction des catégories, les fabricants sont capables aujourd’hui, dès la conception, de segmenter leur gamme en intervenant sur des paramètres comme l’allongement, la courbure de la voûte, le profil, le suspentage…

Le degré de sécurité des ailes ayant énormément évolué ces dernières années, les constructeurs sont soumis à une nouvelle pression : de nombreux pilotes veulent aussi du matériel de plus en plus performant dans la catégorie qui correspond ” à leurs aptitudes de pilotage”. Une pression de la demande qui pousse les constructeurs à concevoir des produits ultra-performants frisant “les limites de la catégorie” (voir encadré ci-dessous à droite de Jérôme Canaud). On assiste par conséquent aujourd’hui à une course technologique et concurrentielle des fabricants dans le développement de matériel capable de concilier un nouveau ratio : celui de la performance par rapport à la catégorie.

La Norme du parapente EN 926

Les tests sont réalisés en haut et bas de fourchette. Le pilote testeur provoque tout une série d’incidents et va juger la capacité de la voile à sortir de ces situations hors domaine de vol. La réaction de la voile va être mesurée selon un barème précis et notée de A à D. Le résultat général de notation de l’aile prendra la note la plus “pénalisante” de toutes les manœuvres réalisées en tests d’homologation. Au final, le pilote qui consultera la fiche de test sera informé  des  « warnings » de l’aile testée et du niveau d’exigence requis.

Description des catégories de parapentes selon la norme

Catégorie Description des caractéristiques de vol Description des niveaux de pilotage requis
A Parapente avec sécurité passive maximale et caractéristiques de vol extrêmement tolérantes. Forte résistance aux sorties du domaine de vol normal. Pour tous pilotes y compris en phase d’apprentissage.
B Parapente avec bonne sécurité passive et caractéristiques de vol tolérantes. Résistance moyenne aux sorties du domaine de vol normal Pour tous pilotes y compris en phase d’apprentissage.
C Parapente avec sécurité passive modérée et réactions potentiellement vives à la turbulence et aux erreurs de pilotage. Le retour au vol normal peut nécessiter un pilotage précis. Pour pilotes entraînés aux techniques de sortie du domaine de vol, au pilotage actif, qui volent de manière régulière, et comprennent toutes les implications d’un parapente ayant une sécurité passive réduite.
D Parapente aux caractéristiques de vol exigeantes, avec réactions potentiellement violentes à la turbulence et aux erreurs de pilotage. Le retour au vol normal exige un pilotage précis. Pour pilotes très entraînés aux techniques de sortie du domaine de vol, au pilotage très actif, ayant une forte expérience du vol en conditions turbulentes, qui comprennent et acceptent toutes les implications d’un tel parapente

Source FFVL

Attention, derrière une aile EN B peut se cacher une “fausse C” dans certaines situations !



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