Run&Fly : la plus légère des mono-surfaces – conçue par JB Chandelier

Run&Fly : la plus légère des mono-surfaces – conçue par JB Chandelier

PUBLICITE

Grande animation sur le stand DUDEK  lors de la Coupe Icare. En effet, les visiteurs étaient invités à donner le poids d’une voile mono-surface présentée dans son mini sac : la Run&Fly dont le poids fait moins d’1 kg pour la 16 m² !

Cette voile, la plus légère du marché, a été conçue par Jean Baptiste Chandelier, très fidèle à la marque DUDEK et testeur depuis de nombreuses années. Désormais concepteur au département parapente chez le fabricant polonais, il présentait les qualités de cette mono-surface étonnante (arrondi, vitesse, poids, encombrement…) ainsi que son nouveau bébé, la nouvelle voile freestyle : la « Touch », une version plus assagie que la Mach 1.1.

Run&Fly, la voile mono-surface la plus légère

Pour répondre à son cahier des charges (notamment la réduction de poids), Jean-Baptiste a décidé de réduire le nombre de « cellules dans la moitié inférieure de la voile : « j’ai eu la surprise de constater que les cellules même si sont plus arrondies en vol (parce que plus larges – voir photo à droite) ne dégradent pas les performances de la voile. En fait, le plus important, c’est d’avoir une surface bien lisse du côté du bord d’attaque ».

Comparée aux autres voiles mono-surface du marché, la Run&Fly apporte un très bon arrondi à l’atterrissage, une très bonne vitesse (+ de 40 km/h bras hauts avec la 16m²). Côté homologation, elle serait en A sur toutes les manoeuvres excepté pour le décrochage très rapide avec des angles importants : « c’est en comme en speedriding, on ne va pas chercher à décrorher avec ce type de voile« .

Au final, cette voile ultra-légère, au prix très accessible se distingue pour son poids, son comportement très sain mais aussi pour son prix qui sera de moins de 1990 €.

« Touch », la version assagie de la voile freestyle Mac 1.1

Conçue aussi par Jean Baptiste Chandelier, cette voile est beaucoup plus accessible que la Mac 1.1 : « moins de shoots, plus facile dans les connexions et dans les manoeuvres en général » mais elle garde son côté acrobatie et vol de proximité très cher à JB. C’est une voile joueuse mais pas trop amorti en tangage et en roulis pour avoir du fun près du sol.

Comment faire aussi léger ?

Jean Baptiste Chandelier répond à la question de Thierry Bosq, un parapentiste qui fabrique lui-même ses mono-surfaces.

– TB : Comment as-tu fait pour faire une voile de même pas 1 kg ? Moi si j’enlève les suspentes de mon prototype, elle fait toujours 1,3 kg.

– JB : Le concept, c’était, on se moque de l’état de surface, on mise tout sur le poids, vitesse, arrondi, facile et sympa à voler. Et finalement on est très content du rendu. Et en plus ça plane pas si mal ! J’ai optimisé chaque petit morceau d’aile. A la fin, je grattais des demi grammes !

En gros :
– moins de pattes d’attaches, surtout en bord de fuite, donc moins de suspentes et de renforts de patte d’attache (en plus ça fait moins de suspente qui traine par terre et plus facile à démêler)
– chaque profil a été épuré au maximum avec des angles très important,
– un mini tube (bord d attaque) qui m a permis de diminuer le diamètre et la longueur des joncs,
– élévateurs minimalistes,
– poignées de frein minimalistes,
– matériaux ultra-légers (Porcher 27g),
– cône de suspentage extrêmement court.

La mono-surface 16 m² de Thierry Bosq à Calabre en Italie du sud – poids : 2 kg

ROCK THE OUTDOOR, la culture parapente

tu aimes cet article, alors partage-le !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*