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Maël Jimenez : un an du premier vol aux premières connexions de voltige

Maël Jimenez : un an du premier vol aux premières connexions de voltige

Toi aussi, raconte ton histoire parapente. Elle est certainement intéressante !

Contact : info(at)rocktheoutdoor.com

Maël Jimenez, 24 ans, est originaire des Pyrénées Ariégeoises. Il a grandi dans la vallée du Riberot, « une petite vallée sauvage à 900m d’altitude au pied du Mont Valier (2838m) avec mes deux frères et mes parents ». Armé d’une licence en psychologie, il a décidé de s’installer en Haute Savoie pour vivre sa « vie de baroudeur des montagnes au fil des passions » qui l’animent. Il y a un an, il a rencontré le pilote d’acro « plein d’avenir » Gabriel Béchier et très rapidement il s’est mis au parapente encadré par une bande de copains à Annecy. Au bout d’une quinzaine de vols, il monte à 2600 m : c’est là que j’ai vécu « l’étincelle » l’altitude et la sensation de liberté que je n’avais encore jamais ressentie aussi puissante. Peu de temps après, il découvre toute la difficulté de toucher terre une fois perché au dessus de la « montanya magica »…

J’ai grandi dans la vallée du Riberot, une petite vallée sauvage à 900m d’altitude au pied du Mont Valier (2838m) avec mes deux frères et mes parents. Ma Maman garde et élève des brebis, mon Père est passionné de course en montagne et de Nature. J’ai grandi loin de la ville dans une grange aménagée au milieu de la nature et des animaux. J’ai une licence en Psychologie que j’ai avorté pour venir m’installer en Haute-Savoie puis en Savoie et vivre ma vie de baroudeur des montagnes au fil des passions qui m’animent. J’aime vivre simplement, au plus proche de la nature et le parapente s’est présenté comme une évidence à mes yeux.

Mon premier plaf’ à plus de 2600m, c’est là que j’ai vécu « l’étincelle »

Depuis que je suis enfant, je fais de la montagne seul ou avec mon père. J’ai habité littéralement à leurs pieds et j’aime sortir des sentiers battus (au propre comme au figuré), sur des arêtes, au dessus du vide qui me fascine. J’ai beaucoup regardé voler les parapentes mais je n’ai jamais eu l’occasion ni les moyens d’en faire. Puis, il y a un peu plus d’un an, j’ai rencontré Gabriel Bechier (un pilote d’acro plein d’avenir) qui m’a parlé de sa pratique et, fraîchement arrivé sur Annecy, j’ai commencé à accompagner toute la bande sur les décos. Autoproclamé sherpa officiel du groupe, je les ai suivis pendant un mois jusqu’à ce que Gab me fasse mon premier biplace à Planfait. De là, avec la certitude que j’avais touché une corde sensible de mon être intérieur, Matt (le cousin de Gab qui venait également de commencer le parapente) m’a prêté sa Koyot en 26m² pour faire mes premiers gonflages. Grâce à ses conseils, j’ai rapidement attrapé les mécaniques de base du décollage et dans la même journée (qui suit mon premier saut de puce en pente école), excité à l’idée de nouvelles sensations, je fais mon premier vol solo depuis Planfait en toute fin de journée. Bien encadré par les deux compères et Corto (le troisième larron de la bande), je fais mes cinq premiers vols dans la même semaine puis cinq autres la suivante. Je rachète la Koyot de Matt et je me mets plus sérieusement à voler. Si bien qu’à mon quinzième vol, exploitant des conditions bien fumantes de fin d’après-midi au départ de La Forclaz, je parviens à monter au sommet de la tournette pour faire mon premier plaf’ à plus de 2600m. C’est là que j’ai vécu « l’étincelle », l’altitude et la sensation de liberté que je n’avais encore jamais ressentie aussi puissante. C’est décidé, je vais me mettre au cross ! Je m’achète mi-août une Axis Comet en 21m² (plus petite, plus rapide et plus vive). Après quelques vols dessous et grâce au jeu des circonstances, j’atterris à Organya fin août où je découvre toute la difficulté de toucher terre une fois perché au dessus de la « montanya magica ».

A voir toutes ces voiles d’acro autour de moi, exécuter toutes ces figures et descendre aussi vite : l’acro ? Pourquoi pas finalement !

De retour début Septembre, j’ai faim, très faim de sensations et malgré les mises en garde, je tire ma première SAT dans laquelle je m’extasie un peu trop : « wahou ! ma première figure d’acro » que je termine dans un bouleau avec la gueule bien abîmée. Après un mois d’arrêt qui m’aura bien servi de leçon, à tourner en rond dans l’appart ; ma voile réparée,  je retourne m’envoyer en l’air avec un peu plus de plomb dans la tête mais un appétit encore plus grand. Quatre vols et je tire une SAT cette fois-ci dans de meilleures conditions. Après pas mal d’heures à l’automne et quelques wings et SAT plus tard, je pars bosser comme Skiman tout l’hiver. Je ne vole presque pas (deux ou trois heures au total en cinq mois), autant dire que je piétine et que j’ai hâte que la saison se termine.

Je m’achète une FGravity 2 en 20m², bien décidé à bouffer de l’acro pour assouvir mon insatiable désir de progresser.

Au début du mois d’avril, je m’achète une FGravity 2 en 20m², bien décidé à bouffer de l’acro pour assouvir mon insatiable désir de progresser. Sous les réclamations de plus en plus pressantes de mon entourage, je fais un SIV de trois jours avec Flyeo pour prendre en main ma nouvelle voile et faire mes premiers décros dans un environnement plus « sûr ». J’ai eu la chance de tomber avec un groupe d’acrobates de Chamonix, venus tous ensembles pour l’occasion et Jim Nougarolles qui anime l’événement.

Mes premiers décros en poche, je retourne dès le lendemain en refaire à Verel, notre spot d’entraînement que l’on partage avec Eliot Nochez, Théo De Blic et Tim Alongi (pour les plus fameux). Au bout d’une semaine de décros dynamiques intensifs, je tente mes premiers mystis et mes premiers hélis. C’est un peu laborieux au départ mais ça rentre vite. En même temps que je comprend les mécaniques des deux figures, je me force à aguerrir mon pilotage en travaillant aussi bien à droite qu’à gauche, manière de ne pas prendre de retard et de m’habituer à rattraper les vracs des deux côtés. Courant du mois de mai, je passe mes premières connexions mystis et hélis « to SAT ».

Mon premier Rogallo

Dans la même semaine, dans une moins bonne journée, je fais un erreur de décision sur une connexion, ce qui me vaut de sortir mon premier rogallo-to-arbre. Ma voile est un peu abîmée, je n’ai rien, je regrette juste mon erreur de pilotage. J’y retourne de plus belle quatre jours plus tard (voile réparée et rogallo plié) pour m’y remettre avec une expérience en plus. Et depuis tout se passe bien, je vole dès que les conditions le permettent (autant dire presque tous les jours). Actuellement, je dois cumuler 200 à 250 heures dont 150 en acro pure.

Parler de parapente 24h/24, l’on finit toujours bien par apprendre et mémoriser quelques mécaniques tant sur le pilotage en lui même que la météorologie

Au fond, quand j’analyse ma progression, avec le peu de recul que j’ai dessus, j’admets sans sourciller qu’elle est probablement un peu trop atypique et que je suis loin d’être un « bon exemple ». Malgré tout, je la dois presque entièrement au groupe d’amis avec qui je vole (Gab, Matt, Etienne, Quentin et Corto). Car, à parler de parapente 24h/24, l’on finit toujours bien par apprendre et mémoriser quelques mécaniques tant sur le pilotage en lui même que la météorologie. Le tout couplé à toutes ces nuits à « mentaliser » les figures (même celle que je n’avais jamais faites) et à mon irrépressible quête de sensations. Car, à l’instar de mes pratiques parallèles, la montagne en premier lieu, il n’y a que dans l’investissement sans retenue aucune que je parviens à vivre pleinement mes passions. Alors bien entendu, depuis l’extérieur, je ressemble beaucoup à une tête brûlée qui a posé son cerveau et qui bourrine dans le vide pour aller le plus vite possible et sauter les étapes parce qu’il croit qu’il peut tout, sans écouter personne, mais j’espère que mes prochains mois d’entraînement serviront à adoucir cette image là et à montrer le contraire.

Mon objectif principal, arriver à un grand niveau d’esthétisme dans mes manoeuvres.

Pour ce qui est du futur, bien entendu que j’ai envie de faire de la compétition à haut niveau, je vais consacrer cette année à me préparer pour toutes les compétitions de l’année prochaine, que ce soit en France ou à l’étranger. Mais mon objectif principal c’est surtout d’arriver à un grand niveau d’esthétisme dans mes manoeuvres. Je vois d’avantage la voltige comme un art plutôt qu’un sport extrême et, au même titre que la danse, il n’y a que dans la recherche incessante du « beau » que l’on parvient au geste parfait. D’autre part, je suis très attiré par la vidéo, au travers de laquelle la voltige trouvera à mon sens, son meilleur terrain d’expression, par l’écriture, qui me permettra peut-être de continuer à grappiller des heures de vol. Enfin, quand mes moyens me le permettront, je me mettrai sérieusement au cross, au basejump et à la wingsuit pour compléter ma pratique et passer encore un peu plus de temps dans les airs. Je n’ai sans doute pas le profil d’un futur champion du monde mais, je me connais, je finirai par tirer mon épingle du jeu…

Maël Jimenez

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Autres activités et loisirs de Maël

– Faire de la montagne comme un terrain de jeu et d’exploration, découvrir des sommets et des lieux en haute altitude loin des hommes et de leurs traces ; – Connaître et en apprendre sans-cesse sur la Nature (végétale et Animale), faire de la photo et de la vidéo en articulant tout ça autour de mes pratiques. – De l’escalade, en salle et en falaise et de l’alpinisme – Ski freeride – De la plongée en apnée – Le voyage – L’écriture (contes, nouvelles et articles) – La cuisine (Végane)

Maël Jimenez, auteur ROCK THE OUTDOOR

Maël est un passionné par le parapente et l’écriture. Ses motivations, ses désirs d’expression en l’air ou sur une feuille ont séduit ROCK THE OUTDOOR. Vous trouverez désormais régulièrement les publications de Maël à travers de nombreux sujets, plus particulièrement sur la voltige (news, vidéos, infos matos acro…). Toi aussi, deviens contributeur ROCK THE OUTDOOR !

ROCK THE OUTDOOR, la culture parapente

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