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Soaring parapente, conseils pour voler en bord de mer

Soaring parapente, conseils pour voler en bord de mer

Photo ci-dessus : René HASLE – Bretagne Sud – juin 2017 – photo Marc Benoît (kiter grenoblois de passage)

Le soaring parapente en bord de mer est un vol en dynamique comme le vol de pente en montagne. Lorsqu’un vent se trouve face à un relief, il remonte le long de celui-ci. En passant avec votre voile devant la face exposée au vent, si le vent est suffisamment fort et régulier, il vous portera le long de ce relief si vous savez rester dans la zone ascendante.

A la différence de la montagne, le soaring parapente en bord de mer a une composante faible dénivelé qui oblige à voler près du relief. Dès qu’on s’éloigne du relief, l’ascendance diminue rapidement, c’est pourquoi pour y rester, il faut accomplir de nombreux virages. Et si vous êtes vraiment près du relief, soyez très précis dans vos virages!

Cet article composé de 10 pages a pour objet d’apporter de nombreux conseils et recommandations aux pilotes qui envisagent de voler en bord de mer en toute sécurité.

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Commentaires sur la légende
– Recherche : 1 h (recherche documentaire, vérification des sources…)
– Rédaction : 7 h (rédaction, réécriture, synthèse, relecture…)
– Rédaction tiers : 2h (rédaction réalisée par d’autres personnesl)
– Relations avec tiers : 1 h (échanges avec des personnes pour construire l’article (conseils, vérifications d’infos…)
– Composition : 10 h (illustrations, mise en page, redimensionnement des photos…)

SOMMAIRE

Chey Anich aime taquiner les limites du possible

Les caractéristiques des sites de bord de mer

  • Le rendement d’un site
  • La variation de rendement sur un même site
  • Ascendance en fonction de la vitesse du vent
  • Zones ascendante et turbulente en fonction de la configuration d’un site
  • Attention au vent trop de travers

Quand décide-t’on de voler en soaring en bord de mer ?

  • Les recommandations

Vous êtes sur le point de voler en soaring parapente

  • Le décollage
  • Configuration idéale du relief pour décoller ou atterrir
  • Le vol
  • L’atterrissage

Aérologies particulières en bord de mer

Les dangers du vol en soaring parapente

  • Les turbulences sur un relief
  • Ce qu’il faut faire en cas d’amerrissage

Conseils de pilotes expérimentés

  • recommandations, matos, respects des sites…

Observez la nature pour apprécier la vitesse du vent

Liens intéressants

  • Pour en savoir plus sur le vol en bord de mer
  • Pour améliorer sa maîtrise du gonflage

NB : Ce dossier, réalisé par moi-même (René HASLE) a été relu et complété par des moniteurs et des pilotes expérimentés. Je les remercie pour leur collaboration (Manu Denecker de l’école Changer d’Air Parapente, Jérôme Canaud de l’école Courant D’R, Loïc Ollivier de l’école Vol libre du Menez Hom, Charlie de l’école Wagga’s School ainsi que des pilotes comme Eric Langele, Laurent Soleil et Guillaume).

Ces personnes ont une très grande expérience en vol en bord de mer. Si vous souhaitez améliorer votre pilotage au sol ou pour voler en bord de mer, je vous les recommande.

Jean Baptiste à Saint Pabu – Côtes d’Armor – Bretagne (vidéo sélectionnée pour son angle de prise de vue intéressant et peu habituel)

Avant de commencer par la théorie, voici les perfs d’un pilote très joueur, Chey Anich, flirtant les périphéries des ascendances… A ne pas faire si vous ne souhaitez pas finir dans l’eau.

Chey Anich aime taquiner les limites du possible

En soaring parapente, la plupart des pilotes chemine le long de la crête, faisant des allers et retours d’un point à l’autre. Une expression caractérise ce type de vol : le vol essuie-glace.

Chai Anich est un pilote anglais connu pour son tempérament joueur et pour “danser dans le vent fort“. Et le vol essuie-glace doit être bien monotone pour ce pilote qui aime l’action et les défis. C’est pourquoi quand il vole sur la côte et que le vent est fort, il s’amuse à pousser son aile au plus loin au dessus de la mer pour revenir au plus bas au pied de la falaise et se refaire en grattant le relief…

Bravo pour cette précision dans l’estimation de la hauteur pour avoir suffisamment de gaz pour revenir tout juste en bas du relief et de réussir à se refaire en bas du relief !

Définition du mot soaring (Wikipedia)

Soaring est un anglicisme utilisé en surf des airs. Il signifie littéralement monter, c’est-à-dire prendre les courants ascendants, provoqués par les courants montant le long des parois des collines ou montagnes ou par un vent météorologique* venant se heurter à un obstacle naturel du relief (falaise, montagne, dunes, colline…). Le pilote reste donc juste devant le relief (la colline) sans s’en éloigner, en virant sans cesse à gauche et à droite. Il ne s’éloigne donc pas trop de son point d’envol, car les courants porteurs diminuent dès qu’il s’éloigne du relief.

* En vol en bord de mer, on rencontrera  soit un vent météo, soit la brise de mer ou une combinaison des deux. La brise de mer se déclenche en journée lorsque la masse d’air est plus ou moins instable. Le continent est chauffé par le soleil et les ascendances produites au dessus du sol (thermiques) appellent l’air frais et humide de la mer créant un flux de la mer vers la terre.

Une zone côtière en  Bretagne Sud volable seulement à marée basse – René HASLE

Les caractéristiques des sites de bord de mer

Le vol en soaring parapente en bord de mer n’est pas si simple qu’il n’y paraît. En effet, pour rester en l’air, donc dans la zone ascendante, il faut voler en acceptant de rester à proximité du relief, et plus ou moins près en fonction du “rendement du site” mais aussi des conditions aérologiques.

Nous tenterons à travers cet article de vous apporter quelques éclaircissements issus de l’expérience de plusieurs pilotes ayant l’habitude de voler en bord de mer. Les illustrations n’ont aucun caractère scientifique. Ce sont sont des interprétations subjectives. Elles ne correspondent en aucun cas à des mesures aérologiques précises

Le rendement d’un site

Le rendement d’un site (hauteur de l’ascendance) dépendra principalement de 2 facteurs : la pente (plus ou moins raide) et le dénivelé. Mais d’autres facteurs ont aussi leurs importances : morphologie du site (longue paroi régulière ou irrégulière, site en forme de dôme, relief derrière le site…). Naturellement, le vent doit être perpendiculaire au relief, un vent travers ne peut ne pas générer d’ascendance dynamique.

Les schémas ci-dessous illustrent les influences de la pente et du dénivelé sur le vent qui rencontre un relief : une falaise avec un bon dénivelé offrira de meilleures ascendances qu’une petite pente douce (voir illustrations ci-dessous)

Le rendement d’un site en fonction du dénivelé et de la pente

Un site falaise avec 60m de dénivelé sera plus simple qu’une dune de 15m. Pour apprendre, il faudra privilégier des sites à fort dénivelé (+ de 30m) et déco pentu de préférence.

Plus la pente est faible, plus il faut du vent fort pour qu’il y ait une composante verticale et donc utiliser une aile rapide avec une belle finesse (voile de perf, compet). Si la plage le permet on peut aussi se préparer en bas et remonter la pente les pieds au sol jusqu’à ce que la voile soit dans l’ascendance – Jérôme Canaud

La variation de rendement sur un même site

Ascendance en fonction de la vitesse du vent

Le rendement d’un site dépend de la force et de l’orientation du vent

Nous avons vu précédemment que dénivelé et pente sont les premiers critères qui caractérisent le rendement d’un site, encore faut-il que celui-ci reçoive un vent suffisamment fort et bien orienté pour qu’il soit porteur.

En principe, plus il sera fort, plus la zone ascendante sera importante*. Mais là encore, les facteurs dénivelé et pente joueront un rôle prédominant. Il faudra 20/30 km/h sur une petite dune de 5 m alors que 15/20 km/h seront suffisants sur une falaise avec un dénivelé de plus de 30 m.

*Mon expérience me dit que chaque site à une vitesse et une orientation de vent optimum, on ne peut pas dire que plus le vent est fort, plus l’ascendance est forte. Il y a une vitesse au dessus de laquelle l’ascendance est “écrasée” – Manu Denecker

Plus le vent sera faible (illustration de gauche), plus vous devrez vous approcher du relief pour espérer tenir en l’air. Si vous vous éloignez trop du relief, l’ascendance sera moins porteuse.

Zones ascendantes et turbulentes en fonction de la configuration d’un site

Voici 2 schémas pour représenter la zone ascendante sur 2 types de relief (falaise et dune).

La zone en rouge correspond au secteur à éviter pour le décollage et l’atterrissage.

Relief falaise : le rendement est meilleur grâce à la paroi plus verticale. Attention, la zone turbulente est très proche de la cassure.

Relief type dune :  le rendement est moins bon et il faut un vent plus fort pour tenir. La zone turbulente se trouve derrière, sous le vent de la dune.

Attention au vent trop de travers

Un vent trop de travers aura tendance à déraper le long du relief et produira une moins bonne résultante ascendante et qui peut de plus s’avérer dangereuse (vitesse importante en vent de cul avec vol proche du relief, turbulences…).

Le vent de travers génère une perte de rendement très rapide, 15 degrés de travers peuvent diminuer de 50% la valeur de l’ascendance (Manu Denecker).

Un vent trop de travers provoque des turbulences derrière les proéminences du relief

Il ne suffit pas de coller au relief pour tenir, certains sites présentent un fort gradient de pente et parfois des turbulences dûes aux avants-reliefs.

Par vent faible, le soaring n’est pas de tout repos

Par vent faible, vous volez à faible altitude et très près du relief. Vous devez renforcer votre attention pour vous déplacer toujours au vent du relief. Si vous devez toujours anticiper votre trajectoire de vol, votre vigilance doit être encore plus grande lorsque les conditions sont faibles. Portez toujours votre regard sur la trajectoire que vous devez suivre en prenant des points de repère loin devant vous.

Vol à Kervigen (Finistère) – René HASLE – février 2017

Quand décide-t’on de voler en soaring en bord de mer ?

Pour voler en soaring parapente, il est indispensable de maîtriser le maniement de son aile par vent soutenu. En dessous de 15km/h de vent, on ne tient pas, au dessus de 25 c’est un sport de haut niveau (Manu Denecker)



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