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Un jour, j’ai volé au delà de mes marges de sécurité et c’est l’accident

Un jour, j’ai volé au delà de mes marges de sécurité et c’est l’accident

L'accident peut exister chez le pilote expérimenté même en conditions calmes !

Sylvain est un moniteur fédéral, très impliqué dans des formations sécurité. Il s’est même imposé des marges pour voler en sécurité et écarter les vols qui pourraient présenter des risques. C’était il y a environ cinq ans, grisé par ses progrès mais alerté par des accidents graves autour de lui, il a décidé de se mettre en place des curseurs pour exclure la plupart des vols qui allaient au-delà de ces marges : « cela a été d’autant plus facile que ce n’était pas les vols les plus passionnants. »

Un jour, après une longue période sans vol, il décide de voler sur la côte avec un vent faible. Volant trop près du relief, c’est l’accident. Voici son approche sur la sécurité, le récit et l’analyse de son accident malgré son souci de gestion de ses marges de sécurité.

Le pilote expérimenté et prudent, qui pratique régulièrement sur un site connu dans une aérologie de bord de mer en conditions calmes, avec du matériel connu et adapté, peut-il se mettre en danger ?

Cette question est légitime au regard des statistiques d’accidents que j’ai découvert il y a quelques années et qui indiquaient que le profil type de l’accidenté était un pilote expérimenté avec une pratique régulière dans des conditions calmes.

Depuis, j’ai cherché en vain dans les statistiques et dans les rapports une explication. Certes, en conditions calmes, certains parapentistes ont tendance à rechercher l’excitation dans une prise de risque plus forte, mais moi je ne recherche pas cette excitation, suis-je pour autant exsangue d’un éventuel accident ?

Pourquoi l’expérience ne protège pas de l’accident ? – Jean Marc Galan

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J’ai décidé de prendre en main mes marges

Après 40 ans de sport à risques en tout genre dont dix de parapente, je n’ai jamais passé la porte d’un hôpital autrement qu’en tant qu’accompagnant. Il y a environ cinq ans, grisé par mes progrès de pilotes et alerté par une série d’accidents graves autour de moi, j’ai décidé de prendre en main mes marges.

Je me suis mis des curseurs avec une marge confortable en excluant la plupart des vols qui allaient au-delà de ces marges. Cela a été d’autant plus facile que ce n’était pas les vols les plus passionnants.

Voilà comment j’ai procédé

Ce schéma représente le curseur que je me suis fixé par rapport à un risque estimé sur les sites où j’ai de nombreuse heures de pratique.

Il est parfois utile d’aller au-delà de sa zone de confort pour progresser ou pour éviter l’ennui qui est aussi à lui seul un facteur de risque.
J’ai fait en sorte que lorsque je dépasse ce curseur, j’en prenne conscience, je compense par une meilleure vigilance et surtout je me pose la question si cela en vaut la peine.

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La part du diable

Un jour, j’ai volé au delà de mes marges fixées mais avec des risques jugés peu probables. Malheureusement, c’est l’accident.


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